Comment et dans quoi investir, ou le petit guide de l’investissement


Sur ABC Argent, j’ai déjà publié pas mal d’articles qui parlent de telle ou telle forme d’investissement. Mais je crois bien que je n’ai pas encore traité ce sujet de manière globale. Alors, j’ai décidé d’inviter Claude, du blog 1,2,3… Richesse, à nous concocter un vrai petit guide de l’investissement. Alors, Claude, dis-nous tout sur l’investissement, et surtout, explique-nous comment et dans quoi investir.

L’investissement ! Le bon moyen pour gagner plus d’argent, devenir financièrement libre ou même… devenir riche ! Non ? En tout cas c’est le passage obligé pour faire fructifier son patrimoine. Alors, peut-être as-tu décidé de prendre ton avenir financier en main et de t’occuper sérieusement d’activer ce volet de l’indépendance financière ? Mais tu ne sais pas vraiment comment faire ?

Rassure-toi, ce petit guide va te donner des bases solides pour commencer sereinement à investir. Je vais t’expliquer ce qu’est l’investissement, te fournir les notions de base les plus importantes avant de t’expliquer simplement comment investir et, surtout, où investir. Alors, faisons ensemble un petit tour d’horizon de l’investissement financier.

L’investissement, qu’est-ce que c’est ?

Afin de pouvoir comprendre comment investir, il faut d’abord comprendre ce qu’est investir. Et surtout saisir les nuances qui existent entre investissement, épargne et placement car ces trois concepts sont parfois confondus.

L’investissement est avant tout une dépense. Mais cette dépense va permettre, sur la durée, d’accroitre la richesse ou le patrimoine de celui qui l’a réalisée. Il s’agit, par exemple, d’acheter un bien immobilier afin de le revendre, plus tard, beaucoup plus cher que le prix de départ, afin d’en tirer une plus-value.

De son côté, l’épargne n’est pas une dépense. C’est même l’exact contraire car c’est la partie d’un revenu qui n’est pas dépensée. De plus – et contrairement à l’investissement – l’épargne ne permettra pas forcement d’augmenter la richesse de celui qui la réalise.  En effet, ne pas dépenser, chaque mois, une partie de son salaire et le laisser s’accumuler sur son compte en banque constitue bien une épargne, mais une épargne qui ne rapporte rien en soi.

Par contre si tu utilises cette épargne dans une opération financière dont le but est de rapporter un gain, tu réalises alors un placement. Ainsi, mettre ton épargne sur un Livret A est un placement… Pas le meilleur du monde certes, mais un placement quand même !

En résumé :

– Quand, pour la conserver, tu ne dépenses pas une partie de ton revenu, tu crées une épargne.

– Si tu effectues une opération financière avec cette épargne dans le but d’obtenir un gain, tu fais alors un placement.

– Quand tu réalises une dépense (qu’elle provienne ou non de ton épargne) dans le but d’augmenter ta richesse ou obtenir un gain futur, il s’agit alors d’un investissement.

Les principes de départ

Investir, ça n’est pas un acte financier qu’on doit prendre à la légère. Immobilier, bourse, business… quel que soit le domaine dans lequel tu souhaites investir, il sera nécessaire de poser les bases de tes investissements sur des fondations solides. Ces fondations peuvent se résumer à trois éléments clefs dont la finalité est de permettre de devenir financièrement libre : la culture financière, le désendettement, et l’obtention de finances saines.

La culture financière

On peut parler également d’éducation financière. Elle va te permettre d’acquérir les connaissances et les compétences indispensables pour obtenir de hauts revenus. C’est également une forme d’investissement dans le sens où tu investis sur toi-même.

L’éducation financière a pour finalité de te permettre de mettre en place un flux d’argent régulier. C’est la première base à développer. Car, sans elle, l’ensemble des décisions d’investissements prises ne seront pas le fruit de choix rationnels mais seulement d’une navigation au gré des opportunités.

L’apprentissage financier doit se faire en continu. Il cumule à la fois les connaissances apprises par la formation mais également l’expérience acquise. Alors forme-toi, lis, consulte des blogs traitant de l’argent, regarde des vidéos sur Youtube… Bref, les moyens ne manquent pas pour augmenter ta culture financière !

Le désendettement

C’est une stratégie nécessaire avant de penser à réaliser des investissements. En effet, comment investir une quelconque somme d’argent si tu es couvert de dettes ? Donc, en cas de problème financier et d’accumulation de crédits (quel qu’en soit le nombre et quel qu’en soit le montant), il est important de te consacrer à faire disparaître ces mouvements d’argent qui te rendent plus pauvre à chaque instant.

Cela dit, toutes les dettes ne se valent pas ! En effet, il existe des dettes qui permettent de s’enrichir (nous le verrons plus loin). Mais, globalement, si une dette ne te permet pas de gagner de l’argent, alors fais en sorte de la faire disparaître.

Avoir des finances saines

Ça passe bien sûr par le désendettement. Une fois les crédits et autres découverts éliminés (ainsi que leurs causes) alors tu as réussi à stopper les hémorragies qui te font perdre de l’argent chaque mois.

Mais cela ne suffit pas. Il faut encore trouver le juste équilibre entre tes revenus et tes dépenses en faisant en sorte que les premiers soient toujours un peu plus importants que les seconds.

Pour cela, ton mode de vie doit être mis en adéquation avec le niveau de tes revenus. Si tes finances ne sont pas encore saines et équilibrées, alors prend du temps pour faire baisser l’ensemble de tes dépenses et ainsi avoir plus d’entrées d’argent que de sorties.

Attention !

Espérer réaliser des investissements qui rapportent sans tenir compte de ces trois principes serait de l’inconscience. Et ça risquerait d’entraîner l’exact contraire de ton objectif.

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Une bonne éducation financière pour toujours garder en tête les bons principes de base.

Les notions importantes pour bien commencer

En plus des principes de départ, pour comprendre comment investir, il faut maintenant intégrer d’autres notions importantes. Sans elles, tu risques de commettre des erreurs grossières qui seront financièrement contre-productives. A mon sens, trois notions sont essentielles pour pouvoir investir sereinement :

– la notion d’actifs et de passifs,

– celle de temporalité,

– et finalement la notion de risque.

Évidemment, bien d’autres notions peuvent être utiles. Mais si tu parviens à tenir compte des trois citées ici, c’est déjà largement suffisant pour commencer.

Actifs et passifs

Bien faire la différence entre les notions d’actifs et de passifs est la base pour comprendre pourquoi certaines personnes s’enrichissent alors que d’autres s’appauvrissent. C’est le premier élément qui te permettra de choisir concrètement dans quoi investir.

Un actif, c’est un bien, un titre ou un contrat qui peut, potentiellement, permettre de gagner de l’argent, de produire un revenu ou d’apporter un gain, en contrepartie d’une certaine prise de risque. Par exemple, des titres boursiers, des tableaux de maîtres ou des biens immobiliers sont des actifs.

Un passif, c’est exactement le contraire. Il s’agit donc d’un objet qui coûte de l’argent mais qui n’en rapporte pas. Voire même, il te fait perdre de l’argent dès son achat (en perdant de la valeur) sans pouvoir t’en rapporter. Ainsi, un frigo, une nouvelle télé ou encore un crédit à la consommation sont des passifs.

De façon simple, pour différencier les deux, il suffit de se poser cette question : « est-ce que le bien que j’achète va me rapporter, potentiellement, plus d’argent que ce qu’il m’a coûté ? » Si la réponse est oui, il s’agit bien d’un actif, sinon c’est un passif. Mais la distinction peut parfois être plus subtile. Car un même bien peut être ou un actif ou un passif en fonction de la situation.

Comment ça, un même bien peut être un actif ou un passif ?

Pour comprendre ça, rien ne vaut un exemple. Prenons le cas de deux personnes qui achètent – pour la même somme d’argent – une voiture. La première s’offre le dernier modèle de 4×4 à la mode, et l’autre une voiture ancienne de collection. Pour effectuer cet achat, elles utilisent toutes les deux le système du crédit. C’est à dire qu’elles vont s’endetter afin d’acheter le bien. Pourtant l’une des deux va s’enrichir et l’autre pas…

Effectivement, pour la première personne, le véhicule perd de sa valeur dès son achat. Et il est fort peu probable qu’elle puisse le revendre plus cher, après quelques années d’utilisation. Ce 4×4 est donc un passif pour son propriétaire.

La seconde personne a choisi une voiture de collection. Il y a, bien sûr, une prise de risque, car il est possible que le prix de ce véhicule n’augmente pas. Mais potentiellement, il y a de grandes chances que la valeur du véhicule augmente avec le temps. Ce sera, bien sûr, encore plus vrai si la personne qui achète ce véhicule connaît ce type de marché et la valeur des biens qui peuvent y être échangés. Il s’agit donc bien d’un actif : un investissement qui peut rapporter plus que ce qu’il a coûté !

Quelques années après, lorsque chacun vendra son bien, le premier aura perdu de l’argent alors que le second en aura gagné. Le premier se sera créé une dette, et le second un investissement.

Attention : ne pas confondre passif et revenu passif !

Un revenu passif est une forme de revenu qui permet de continuer à gagner de l’argent alors que le travail a été terminé. L’exemple le plus parlant est celui des droits d’auteurs. Un écrivain rédige un ouvrage. Une fois le travail fini, ce dernier est édité. Et le livre va alors rapporter de l’argent à son auteur (les droits d’auteurs) tant qu’il y aura des ventes réalisées. Et c’est un peu la même chose dans le domaine du blogging, les revenus générés s’établissent dans la durée.

On peut prendre aussi l’exemple des actions boursières, qui rapportent des dividendes. Le titre boursier lui-même est un actif. Pourtant, les dividendes versés sont des revenus passifs !

La temporalité dans l’investissement

La question du temps est un facteur important pour n’importe quelle forme d’investissement. En effet, l’horizon d’investissement (le temps pendant lequel on va conserver son investissement) va jouer un rôle sur le domaine dans lequel on va investir ainsi que sur le risque qu’on va prendre. En fait, degré de risque et horizon d’investissement vont de paire. Ces deux facteurs vont permettre de définir ton profil d’investisseur, c’est à dire la façon dont tu souhaites investir ton argent.

L’horizon d’investissement est donc la durée d’un placement financier. Il n’est pas exprimé dans une durée réelle (années, mois, semaines, etc.) mais en durée relative car chaque type de placement à sa propre temporalité. Ainsi, on va définir ce temps d’investissement en « court terme », « moyen terme » ou « long terme », dont la durée dépendra du type d’investissement choisi.

Par exemple, en Bourse et plus particulièrement dans le cas du trading (achat puis revente de titres cotés sur le marché boursier), le court terme se mesure en heures ou en jours. Par contre, pour un placement immobilier, le court terme sera de l’ordre de quelques mois à deux ans maximum. De ce fait, connaître l’horizon d’investissement et pouvoir le mesurer peut être un bon moyen pour savoir dans quoi investir et donc t’aider à choisir le type d’investissement sur lequel tu peux et veux t’orienter.

Avantages et inconvénients des différents horizons d’investissement

Chaque horizon d’investissement a des avantages et des inconvénients.

Le court terme permet souvent d’obtenir très rapidement de la performance. En retour, il est beaucoup plus chronophage. Il demande une attention beaucoup plus régulière pour ne pas manquer le moment où l’on peut faire le maximum de bénéfices. Aussi, il demande une culture financière et une compétence souvent plus importantes.

Le moyen terme est beaucoup moins stressant que le court terme. Pour autant, il demande une préparation en amont beaucoup plus importante. Il va plus dépendre également de la conjoncture économique globale. En d’autres termes, le moindre soubresaut de l’économie aura une influence sur la rentabilité du placement.

Le long terme est souvent celui qui rapporte le plus et le plus sûrement. De plus, il permet de lisser la plupart des fluctuations qu’un investissement peut connaître sur sa propre durée. Enfin, il demande peu de temps de gestion. Par contre, il nécessite du temps pour obtenir de vrais résultats ! En effet, les placements à long terme vont bloquer une somme d’argent pendant un bon moment, et les résultats mettront ainsi longtemps à se faire sentir… avant d’exploser littéralement. Cela s’explique par le phénomène des effets cumulés : si tu investis régulièrement pendant 10 ou 20 ans, les résultats vont se cumuler peu à peu entre eux pour augmenter sensiblement tes profits.

Le mix des temporalités

Évidemment, rien n’empêche d’avoir différents types d’investissements qui répondent aux différentes temporalités. Au contraire, ce sera même un avantage pour obtenir un patrimoine financier équilibré, surtout si chacune des temporalités est elle-même couplée avec un niveau de risque différent.

Les risques quand on investit

En matière d’investissement, le principe est simple : plus le risque est grand et plus les gains sont importants. C’est aussi simple que ça ! Parallèlement, lorsqu’on parle de risque, il faut entendre et comprendre qu’il s’agit du risque de perdre une partie ou l’ensemble du capital qui a été investi. Une personne qui souhaite investir mais qui a peur de perdre son argent ne doit donc pas investir !

Garde aussi en mémoire que le « risque zéro » n’existe pas. De ce fait, l’un des meilleurs moyens pour te prémunir psychologiquement de la peur de pertes financières est de n’investir que l’argent dont tu n’as pas besoin. En effet, faire le contraire c’est multiplier les conséquences en cas de perte.

Prenons l’exemple où tu investis de l’argent sur un placement à très court terme en espérant obtenir des gros gains. C’est un pari dont les conséquences seront différentes selon que tu as besoin de cet argent ou pas. S’il s’agit d’une somme accumulée de manière exceptionnelle et qui est exclusivement réservée à l’investissement, le seul risque est la perte du capital, qui n’aura pas d’autre conséquence. Par contre, si tu investis de l’argent qui te sert à payer le loyer, tu comprends bien qu’en cas de perte les conséquences auront directement un impact sur ta vie…

Les niveaux de risque

Comme pour l’horizon d’investissement, on peut évaluer le facteur risque sur une échelle à trois niveaux. On parle également de volatilité.

– Risque faible : ici, peu de chance de perdre son capital. Celui-ci est sans doute garanti par l’organisme financier. En retour, le niveau de gains sera très faible. L’exemple le plus parlant, c’est le livret A bien sûr !

– Risque moyen : là, le risque de perdre une partie ou la totalité de son capital est possible mais peu probable. On trouve souvent ce niveau de risque pour des produits financiers où le facteur de risque est « sous conditions ». Par exemple, un investissement avec des gains attendus modérés et la possible perte d’une partie du capital si le CAC 40 tombe en-dessous d’un certain niveau.

– Risque important : le capital financier et ses gains sont soumis à un ensemble de facteurs dont les fluctuations peuvent entrainer la perte totale du capital. Ce sont souvent des produits financiers permettant des gains importants mais dont il vaut mieux connaître et comprendre les mécanismes pour pouvoir gérer cette notion de risque.

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Sois toujours conscient des risques… et sécurise !

Où trouver l’argent pour investir ?

Évidemment dès qu’on cherche à gagner plus d’argent par l’investissement, la question qui se pose est celle-ci : « Mais où trouver l’argent pour investir ? ».

Alors, ne rêve pas ! Ici tu ne vas pas trouver de recettes miracles pour obtenir de l’argent facilement et sans rien faire. Les apports inattendus (comme un héritage ou… Euromillions) existent bien, certes, mais il ne faut pas compter dessus ! Mieux vaut travailler dès maintenant à ta future liberté financière plutôt qu’espérer un gain rapide en comptant sur ta bonne étoile… ou sur la disparition d’une grande tante fortunée !

Globalement, le financement de l’investissement peut se faire par l’intermédiaire de cinq sources.

L’épargne

Peut-être as-tu déjà de l’argent que tu as patiemment économisé et placé sur un ou plusieurs livrets ? Cette épargne peut servir de base à ton investissement. Dans ce cas-là, l’investissement va se faire grâce à l’argent que tu as déjà. Cependant, il peut être bon de conserver une partie de cette épargne pour t’assurer un socle de sécurité.

Le salaire

Il y a de fortes chances que le revenu de ton travail soit la première source permettant de financer tes investissements. Quel que soit le montant de ton salaire, utiliser chaque mois entre 10 et 20 % de celui-ci pour investir, c’est déjà une bonne base. Et si ton salaire n’est pas assez important, il est peut-être possible de modifier ton mode de vie afin de réduire tes dépenses. Tu augmenteras ainsi le volume d’argent que tu peux réorienter vers l’investissement.

L’augmentation des revenus

Salaire et revenu, ce n’est pas exactement la même chose. On parle de salaire lorsqu’il y a paiement régulier à un travailleur d’une somme pour la réalisation d’une fonction ou d’une tâche. Le revenu est le montant des profits réalisés par un individu. Le salaire est donc compris dans le revenu. Et augmenter son revenu ne veut pas forcément dire augmenter son salaire.  Par contre, développer une activité complémentaire rémunératrice est une forme d’augmentation de revenu. Par ce mécanisme, tu peux utiliser l’argent supplémentaire pour investir.

Les gains d’investissements

Si tu investis, c’est bien évidemment pour gagner plus d’argent. Mais justement, si, à la source financière de base qui te permet d’investir, tu ajoutes l’ensemble ou une partie des gains apportés par tes investissements, que se passe-t-il ? C’est simple : ta capacité d’investissement financier augmente. Et si tu investis plus, tu vas pouvoir gagner beaucoup plus, etc. On entre ici dans une forme de cercle vertueux qui te permettra d’augmenter ton patrimoine global, et de l’augmenter de plus en plus vite.

L’argent que tu n’as pas !

J’ai expliqué plus haut ce qu’était un passif. Et je t’ai bien dit qu’un crédit est effectivement un passif. Mais il est un domaine, pourtant, où le phénomène du crédit va te permettre de développer substantiellement tes investissements : l’immobilier.

En effet, avec l’immobilier, tu vas pouvoir faire financier un bien (un appartement, une maison ou même un immeuble) avec de l’argent que tu ne possèdes pas et qui te sera fourni par une banque ou un organisme de crédit. Par ce mécanisme, tu vas ainsi pouvoir augmenter sensiblement ton patrimoine et même, dans le cas de l’immobilier locatif, gagner de l’argent grâce à un bien dont le crédit sera remboursé par quelqu’un d’autre. De ce fait, l’endettement peut ainsi devenir source de richesse.

Joue la continuité plutôt que l’effet de masse

Pour finir, sache une chose : même si tu ne peux mettre que 50 € par mois de côté, il te sera possible de réaliser des investissements. Le plus important est souvent l’effort régulier sur le long terme plutôt que l’investissement massif sur un seul levier d’enrichissement.

Comment l’investissement rapporte de l’argent ?

Alors, c’est bien beau d’avoir tous ces éléments qui te permettent d’investir, mais le plus important est de voir comment gagner de l’argent avec l’investissement. Alors quelles sont les sources de revenus possibles lorsque tu investis ?

Fondamentalement, il existe seulement deux sources de revenu pour un particulier (c’est à dire toi, moi, le voisin de palier, monsieur Toutlemonde…) : le revenu du travail et le revenu du capital. Le revenu du travail ne nous intéresse absolument pas ici, ou alors seulement comme une possible source d’approvisionnement pour investir.

Les revenus du capital, quant à eux, sont les revenus qui découlent de l’investissement d’un stock de biens ou de richesses. Il en existe quatre grands types.

Les intérêts

C’est la rémunération d’un prêt. Par exemple, tu peux l’obtenir en prêtant de l’argent à des startups, ou en achetant des obligations. En retour, en plus du remboursement de la somme prêtée, tu percevras une rémunération sous la forme d’un intérêt qui s’ajoute à la somme de départ. C’est exactement comme lorsque tu demandes un prêt à un organisme de crédit : ce dernier te prête une somme l’argent et te demande de rembourser un peu plus que la somme de départ. La différence représente les intérêts. Dans le cadre de l’investissement, c’est toi le prêteur !

Les loyers ou les rentes foncières

Tu les reçois en retour de la mise à disposition d’un bien foncier et/ou immobilier. Si tu possèdes un appartement que tu mets en location, les loyers perçus sont donc des revenus que tu obtiens grâce à ce bien. Le bien immobilier te rapporte donc de l’argent, par sa location, en plus de sa propre valeur monétaire.

Ce système se cumule d’ailleurs souvent avec le mécanisme du crédit. Un projet immobilier bien monté doit, normalement, te permettre d’inclure le montant des remboursements mensuels du crédit dans le loyer que tu fais payer. Ainsi, ce n’est pas toi qui supportes le coût du crédit. Et en plus, tu fais des bénéfices !

Le profit versé par les entreprises à ses actionnaires ou propriétaires

Les deux profits les plus connus sont le dividende et la plus-value. La plus-value est le gain réalisé entre l’achat d’un titre coté en bourse (une action par exemple) et sa revente (logiquement à un prix plus élevé). Mais attention, les pertes existent aussi ! Si tu t’y prends mal, ou si tu n’as pas de chance, tu pourrais alors réaliser une moins-value…

Le dividende est le versement d’une part des bénéfices d’une entreprise à ses actionnaires, c’est à dire à ceux qui détiennent des parts de la société.

Les redevances

Alors non, il ne s’agit pas de la redevance de la télévision ! Il s’agit ici de revenus intervenants de façon régulière pour des droits d’exploitation. Ça peut être des droits d’auteurs, des brevets, des droits de marques, etc. De tous les types de revenu, c’est celui qui est le plus passif. En effet, une fois le travail de départ effectué, il ne demande plus aucune intervention de la part de celui qui possède le droit de redevance.

Dans quoi investir ?

Si tu as assimilé l’ensemble des éléments présentés dans cette article, il est temps de s’intéresser aux domaines dans lesquels tu peux investir. Ces domaines d’investissements sont appelés les classes d’actifs et sont scindés en plusieurs catégories. Voyons donc chacune d’entre elles.

1 – Le cash

Le cash est plutôt connu sous sa forme la plus répandue : l’argent liquide. En soi, l’argent liquide n’a pas d’intérêt du point de vue de l’investissement. Mais quand on commence à parler des devises, alors là oui ! En effet, il existe un marché des devises. C’est le marché financier le plus important en termes de volume après la bourse. Le Forex (pour Foreign Exchange market) gère ainsi les échanges des devises dites convertibles (des paires de devises) en fonction de taux de change qui varient perpétuellement.

L’investissement en devises propose une espérance de retour très faible mais permet la liquidité et la préservation de l’investissement de départ. Il est ainsi souvent utilisé pour permettre une certaine sécurité de son capital financier.

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Le bon vieux billet vert, devise incontournable dans un panier de devises ?

2 – Les produits de taux

On rassemble dans cette catégorie les produits monétaires et les produits obligataires. Les produits de taux sont considérés comme offrant une certaine sécurité car leurs gains sont prédictibles (connus à l’avance). Ils fournissent donc des revenus réguliers.

Dans les produits monétaires, on trouve les livrets comme le Livret A, les bons du Trésors (titres d’emprunts émis par un Etat) ou encore les billets de trésorerie.

Les produits obligataires sont… les obligations, qu’elles soient à taux fixe, à taux indexé, d’entreprise, etc. Une obligation est un titre financier qui constitue un titre de créance envers un état ou une entreprise. En d’autres termes, les obligations sont des parts d’emprunts réalisés soit par des entreprises, soit par des Etats, et qui peuvent s’échanger sur le marché obligataire.

Ainsi, il y a deux façons d’utiliser les obligations :

– Soit attendre l’échéance. Puisqu’il s’agit de dettes, les obligations possèdent une date de fin. A ce moment-là, on te rembourse le montant de l’obligation avec en plus les intérêts de la dette.

– Soit acheter et revendre des obligations, comme on le fait pour les actions. La différence réside dans le fait que, sur le marché obligataire, on ne s’échange pas des titres de propriétés mais bien des dettes.

Les obligations sont souvent considérées comme représentant un niveau de risque moyen. Pour autant, cette classe d’actif dépend énormément de la fluctuation des taux d’intérêt. Par exemple, actuellement avec des taux négatifs sur les marchés financiers, le marché obligataire est devenu extrêmement risqué si l’on ne s’y connaît pas !

3 – Les produits actions

Il existe de nombreux produits actions sur lesquels on peut investir. Mais globalement, ils sont souvent séparés en deux grandes catégories : les actions proprement dites et les produits dérivés.

Les actions

Lorsqu’on pense investissement, on pense souvent bourse et plus précisément actions. Sauf que la plupart des gens ne savent pas précisément ce qu’est une action ! Une action est, tout simplement, un titre de propriété d’une entreprise. En d’autres termes, lorsque tu achètes une action d’une entreprise, tu deviens propriétaire d’une partie de cette entreprise. En retour, celle-ci va te verser ce que l’on nomme un dividende, c’est-à-dire une rémunération liée à la détention d’actions de la société. Plus tu as d’actions et plus le dividende cumulé sera important.

Il est également possible de gagner de l’argent en achetant et en revendant régulièrement des actions. Il s’agit ici de spéculation boursière. Tu achètes des parts de société lorsque tu estimes que le prix est bas, pour les revendre lorsque le prix est au plus haut. La différence crée ainsi un bénéfice.

Parmi l’ensemble des actifs te permettant d’investir, les actions offrent le plus gros potentiel de valorisation… en contrepartie du plus gros risque aussi ! Mais si tu souhaites avoir un investissement très offensif, le marché action est celui qui rapporte le plus.

Les produits dérivés

Il existe de nombreux produits dérivés sur les marchés boursiers. La plupart demandent une culture financière très poussée, comme les options ou les warrants. Ils sont donc à déconseiller si tu débutes en investissement et si tu n’as pas des connaissances approfondies dans le domaine des marchés financiers. De ce fait, je ne vais pas les aborder dans le cadre de cet article.

Par contre, l’un d’entre eux peut être évoqué car il fonctionne sur le même principe que les actions, tout en limitant un peu les risques. Je veux parler bien sûr des ETF.

Les ETF (pour Exchange Traded Fund) qu’on retrouve aussi sous l’appellation trackers ou FNB (Fonds Négocié en Bourse) sont des fonds de placement qui se vendent et s’achètent exactement comme des actions. Pour faire simple, grâce à sa composition interne, un ETF réplique l’indice boursier dont il dépend, à la hausse comme à la baisse. Par exemple, un ETF peut être basé sur l’indice du CAC 40, c’est à dire l’indice regroupant les cours de 40 actions représentatives des 100 sociétés cotées dont les échanges sont les plus abondants à la Bourse de Paris.  Si le CAC 40 monte, l’ETF monte également, dans les mêmes proportions. Et si le CAC 40 descend, l’ETF descend.

L’avantage des ETF, c’est qu’ils fonctionnent un peu comme des actions. On les achète et on les vend exactement de la même façon. Comme les actions, ils produisent des dividendes, légèrement inférieurs, tout en offrant une plus grande sécurité. En effet, si une société faisant partie de l’indice de référence faisait faillite, l’ETF ne disparaîtrait pas pour autant alors que les actions de la société (et le capital de ceux qui les possède) oui. L’indice de référence connaîtrait, bien sûr, des fluctuations qui se répercuteraient sur la valeur de l’ETF, mais tu ne perdrais pas tout ton capital.

Les ETF peuvent donc être une très bonne alternative pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans l’investissement boursier tout en limitant un peu les risques. Mais attention, même avec des ETF, n’oublie pas que le risque zéro n’existe pas !

4 – Les actifs physiques

Le cash, les produits de taux et les produits actions sont tous des produits financiers basés sur un seul élément : la monnaie. En soi, ils ne sont que la représentation d’un système global virtuel : le système financier et bancaire.

Pour autant, il existe d’autres actifs basés sur des éléments bien plus concrets : les actifs physiques. De ce fait, ils sont privilégiés par ceux qui veulent avant tout construire un patrimoine qui soit en partie protégé des éventuels risques d’accident ou d’effondrement du système financier. Effectivement, si par exemple ce dernier disparaissait, celui qui possède des biens physiques perdrait sans doute de l’argent mais il conserverait son bien.  Les actifs physiques sont donc aussi des valeurs dites refuges permettant de sécuriser son patrimoine.

Il existe globalement deux grands domaines d’actifs physiques.

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Pas sûr que ce refuge soit une valeur refuge…

L’immobilier

Est-il encore utile de présenter l’investissement immobilier ? Le principe est simple : acheter un bien physique immeuble (appartement, studio, maison, terrain, etc.) et en obtenir un revenu. Pour cela, on peut soit le vendre plus cher qu’on ne l’a acheté (et donc réaliser une plus-value), soit le louer et toucher en contrepartie des loyers. L’investissement immobilier est l’un des leviers de richesse les plus adaptés aux épargnants, quel que soit leur profil.

Les matières premières

Même si, potentiellement, cette classe d’actifs regroupe de nombreux sous-éléments (produits agricoles, métaux, produits énergétiques, etc.) dans lesquels il est possible d’investir, ceux qui nous intéressent plus particulièrement sont l’or et l’argent. En effet, ils ont l’avantage de permettre de se protéger des risques.

Ce ne sont pas des investissements classiques, dans le sens où, en général, ils ne procurent pas ou très peu de rendement. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’on parle de valeur refuge car ils sont là pour servir de couverture en cas de crise financière ou autre.

Pour faire simple, comme les cours de l’or et de l’argent sont relativement stables, avoir une partie de son patrimoine investie dans ces actifs physiques va permettre de la protéger contre les possibles variations de l’économie ou des marchés, et même de l’inflation.

5 – L’art et les produits de valeur

Même s’ils font partie des actifs physiques, les produits de valeurs représentent un domaine à part entière.

Mais d’abord, c’est quoi les « produits de valeur » ? Eh bien ce sont tout simplement les biens dont la valeur ne diminue pas avec le temps. Ainsi, leur prix (c’est à dire combien on va les acheter) va dépendre de la valeur que va leur donner le marché (combien on est prêt à les acheter).

L’art est l’un des domaines les plus représentatifs de cette classe d’actifs. En effet, un tableau de maître aura une valeur qui sera complètement décorrélée de ce qu’il coûte réellement (la peinture, la toile, le temps passé à peindre…).  Cette valeur dépendra en fait d’un ensemble d’éléments complètement arbitraires et subjectifs !

Quoi qu’il en soit, les tableaux, les sculptures, les bijoux, les grands crus, les voitures de collection ou même les figurines Star Wars ont chacun des marchés sur lesquels il est possible de réaliser des investissements. Ici, ton revenu proviendra avant tout des plus-values que tu peux faire entre le montant d’achat et le montant de revente. Cependant n’oublie pas que pour aborder ce type d’investissement, mieux vaut connaître parfaitement le domaine dans lequel tu te lances !

dans quoi investir art

Dans l’art, il y a des investissements plus accessibles que cette toile !

6 – Les cryptomonnaies

Depuis quelques années, les cryptomonnaies sont en vogue auprès de beaucoup personnes. Leur principe est relativement simple même s’il repose sur des éléments techniques plus complexes. Il s’agit de monnaies virtuelles sécurisées qui fonctionnent au moyen d’un réseau informatique décentralisé.

Comme le système des cryptomonnaies se passe du contrôle d’une quelconque banque centrale, la plupart des pays ne les considèrent pas comme des monnaies, ni comme des dettes. En d’autres termes, on ne sait absolument pas comment les classifier.

D’ailleurs, comme je ne suis absolument pas un spécialiste de ce type d’actif, je te renvoie directement à la page Wikipedia concernant les cryptomonnaies ou à cet article sur les investissements en Bitcoin.

Il existe désormais de nombreuses cryptomonnaies sur lesquelles tu peux investir, comme le Bitcoin (la première et la plus connue) ou l’Ethereum. Cependant, à mon sens, il s’agit avant tout de spéculation.  Alors, renseigne-toi bien avant d’investir là-dedans !

Comment équilibrer ses investissements

Connaître les différents types d’actifs et savoir dans quoi investir son argent ne suffit pas. Il faut également pouvoir déterminer le volume des différents actifs souhaités par rapport à l’ensemble de son patrimoine : l’allocation d’actifs.

En fonction des risques que tu acceptes et du rendement que tu souhaites, ta stratégie va permettre de choisir une certaine répartition des divers actifs au sein de ton portefeuille d’investissements. En d’autres termes, si les actifs sont les ingrédients d’un plat, l’allocation d’actifs en est la composition.

De nombreuses études sur l’investissement montrent que la quasi-totalité de la performance d’un portefeuille d’investissements provient de son allocation d’actifs. Autant dire qu’il s’agit d’une étape à ne surtout pas négliger. En effet, l’allocation d’actifs est le moyen de diversifier mais aussi de sécuriser les investissements.

Lorsqu’on débute en investissement, le problème, c’est qu’on a que très peu d’idées sur la répartition qui serait la plus adaptée à son propre profil d’investisseur. Fort heureusement, il existe déjà des dizaines d’allocations d’actifs qui ont été testées et qui sont reconnues par les investisseurs du monde entier.

Par exemple, parmi les plus célèbres, il y a le « permanent portfolio » d’Harry Browne. Cette stratégie sur le long terme extrêmement simple et solide a rapporté plus de 9% en moyenne pendant plus de 50 ans ! Ce « portefeuille permanent » se compose comme suit : 25% en actions, 25% en obligations long terme, 25% en liquidités et 25% en or.

Voilà, c’est ça, une allocation d’actifs. Tu vois qu’au final, ce n’est pas bien compliqué ! Si tu n’as aucune idée de ce qui est le mieux pour toi, base-toi sur celle-ci. Elle devrait t’apporter des résultats stables. Mais n’oublie pas qu’il en existe bien d’autres, comme le modèle de Swensen, le 60/40, le « All Seasons », etc.

Alors plutôt que de les détailler une à une et de te perdre complètement, le mieux est que tu ailles sur le site Portfolio Charts (en anglais). Tu y trouveras les principales allocations d’actifs ayant fait leurs preuves. En plus d’être un outil gratuit, il fournit à la fois les informations basiques pour les débutants et des analyses plus poussées sur les performances. A partir de là, il te suffit de choisir l’une des allocations d’actifs et d’essayer de l’appliquer le mieux possible. Et si tu as du mal à choisir, dis-toi que leurs performances sont toutes relativement bonnes.

Mieux vaut avoir une allocation d’actifs reconnue pour ses performances, même prise au hasard, plutôt que d’investir sans aucune référence. Ensuite, avec le temps et l’expérience, tu pourras affiner ton choix ou même, pourquoi pas, définir ta propre allocation d’actifs.

Comment investir ?

Après avoir vu tous les éléments concernant le domaine de l’investissement, il est temps de passer à la pratique. Je te propose ici un petit déroulé, très simple, des étapes à suivre pour commencer à investir sereinement.

Phase 1 – Préparation

La phase de préparation vise à mettre en place le terrain le plus propice afin d’investir dans les meilleures conditions possibles.

La première chose à faire est de commencer à se créer des finances saines. Il s’agit de réadapter ton mode de vie pour que tes rentrées d’argent soient toujours supérieures à tes dépenses. Pour cela, il n’y a pas de solution miracle. Le plus souvent tu vas devoir faire baisser l’ensemble de tes dépenses fixes, essentiellement (loyer, téléphone, électricité, assurances, etc.), afin de dégager un surplus financier que tu pourras utiliser.

Si tu es endetté, emploie d’abord ce surplus pour effacer tes dettes et éliminer tes crédits. Une fois que ce sera fait, tu auras alors le terrain propice à la mise en place d’investissements solides.

Profite de cette période de préparation pour accroître tes connaissances financières. Ce n’est pas forcement la peine de t’abonner à des revues sur la finance. Mais lis plutôt quelques bons ouvrages de vulgarisation sur la finance. Et va voir des blogs orientés sur l’investissement pour tous. Ça tombe bien, mon blog 1,2,3… Richesse est parfait pour ça 😉 Cette culture financière sera le terreau parfait pour développer tes investissements.

Phase 2 – Conception et planification

Une fois que tes finances sont assainies et ta situation financière stable, il est temps de choisir dans quoi investir. Relis la partie sur les différentes classes d’actifs et oriente-toi vers celle qui te parle le plus ! En effet, il va falloir que tu approfondisses maintenant tes connaissances sur le sujet, donc autant choisir quelque chose qui t’intéresse un minimum. Et puis, bien sûr, tu devrais choisir la classe d’actifs qui te semble la plus accessible, selon ton profil d’investisseur.

Inutile de penser à investir sur plusieurs classes d’actifs en même temps ! Concentre-toi d’abord sur un seul objectif. Par la suite tu pourras développer d’autres formes d’investissement. Garde ce principe en tête : « Pour équilibrer ses investissements, il faut multiplier les leviers de richesse… mais un seul à la fois ! »

Autrement dit, concentre-toi sur un type d’actifs et assure-toi de son équilibre interne par une bonne allocation d’actifs. Ensuite, tu passeras à la classe d’actifs suivante, et seulement si c’est nécessaire !

Effectivement, c’est au cours de cette phase que tu vas choisir un type d’allocation d’actifs. Réfléchis également au niveau de risque que tu acceptes ainsi qu’à la temporalité minimale de tes investissements. Enfin, envisage comment tu comptes financer tes investissements.

Cette réflexion peut également t’aider à choisir ton type d’actifs.  Et n’hésite pas à écrire tout ça sur le papier. Ça fixera ce que tu dois faire. Si à un moment de ton parcours, tu as des doutes ou tu te sens perdu, reviens à ce que tu as noté au cours de cette phase de planification. Et puis n’hésite pas non plus à revenir régulièrement à ce document et à le développer, le préciser et l’affiner. Ça te permettra, par la suite, de prendre plus rapidement des décisions. Bref, ne néglige pas cette phase de préparation.

comment investir planification

Ecris ton plan d’investissement. Régulièrement, u pourras le relire et le modifier !

Phase 3 – Constitution

Une fois que les grandes bases de ta stratégie ont été posées, il est temps de passer à la constitution de ton portefeuille d’investissement. Cette partie va se scinder en deux moments distincts : faire la liste de tes actifs, puis acheter tes actifs.

Imagine que la phase de constitution, c’est un peu comme tes courses du mois. D’abord, tu fais la liste de tout ce que tu dois acheter. Ensuite, tu vas sur le marché et tu effectues tes achats. Constituer son patrimoine financier, c’est rien d’autre que ça !

En fonction de la classe et du type d’actifs dans lequel tu investis, évidemment, tu ne vas pas constituer ton portefeuille de la même façon. Si tu t’orientes vers de l’investissement immobilier, il s’agit de choisir un type de bien (studio, appartement, immeuble…), puis une localisation, avant de réaliser la première acquisition. Pour la bourse, ça sera la liste des entreprises ou des ETF qui t’intéressent, avant de les acheter par l’intermédiaire d’un compte titre. Pour des produits de valeurs, il s’agira d’un type de bien ou d’un ensemble de biens, etc.

Dès que la liste est faite, il suffit alors de « faire ses courses ». Mais quel que soit l’actif ou les actifs dans lesquels tu vas investir, achète toujours le plus bas possible ! Ainsi, ne te lance pas dans l’immobilier si le marché est au plus haut. Et n’achète pas une action lorsque son prix est à son niveau record à la hausse. Ça peut te sembler évident mais, malheureusement, beaucoup de personnes font cette erreur de base.

Là tu vas me dire : « oui, mais comment savoir si le prix est trop élevé ou non ? » C’est simple ! Si tu as pris le temps d’explorer et de t’intéresser au marché dans lequel tu souhaites investir, en d’autres termes si tu as développé ta culture financière, tu sauras à peu près si le prix est trop cher ou pas. Par la suite, tu pourras te lancer dans des analyses plus poussées qui te donneront des indicateurs plus fiables.

La phase de constitution sera la plus longue de ton processus d’investissement. Pour cette raison, il faut également que tu appliques deux autres principes :

– Premier principe : investis régulièrement. En effet, c’est l’effort sur la longueur qui sera le plus payant. En fonction du type d’actif, évidemment, cette régularité sera temporellement différente. Par exemple, tu peux investir chaque mois en bourse. Dans l’immobilier physique, c’est plus difficile…

– Second principe : réinvestis systématiquement tes gains. Pour obtenir des effets de levier sur le moyen ou le long terme, il faut nécessairement réinvestir, dans un premier temps, la totalité de tes gains. Ces revenus d’investissements s’ajouteront alors à tes propres efforts d’investissements et finiront par créer ce qu’on appelle un effet boule de neige. Si tu fais une boule de neige et que tu la laisses rouler sur une pente, à chaque tour elle va grossir un peu plus. Et de plus en plus, elle profitera de l’accumulation de matière sur sa propre surface, qui devient ainsi de plus en plus importante. La phase de constitution fonctionne exactement comme ça.

Phase 4 – Consommation

La phase de consommation commence lorsque tu as atteint tes objectifs financiers, comme par exemple te créer une seconde source de revenus. Pour autant, il ne s’agit pas de dilapider ce que tu as mis tant de temps à acquérir ! Au contraire, le mieux est de continuer ces efforts, tout en profitant un peu, puis de plus en plus.

Par exemple, lorsque tes investissements te rapportent suffisamment, tu peux te permettre, dans un premier temps, de consommer 10 % de tes nouveaux revenus. Si, dans le même temps, tu continues à travailler et à toucher un salaire, ces 10 % te permettront d’augmenter ton niveau de vie tout en continuant à développer ton patrimoine. Tu seras ainsi entre les deux phases constitution et consommation. Puis, régulièrement tu pourras augmenter ce pourcentage jusqu’à, par exemple, ne plus avoir besoin de travailler pour vivre.

Cependant, je te déconseille d’utiliser 100 % de tes gains. Continue toujours d’investir au moins 10 à 20 % de tes revenus de façon à t’assurer une sécurité financière permanente.

Pour finir

Comme tu as pu le constater, investir ce n’est pas seulement répondre à la question “où investir son argent ?” L’investissement entre dans un processus et dans une stratégie plus globale. Investir, c’est savoir avant tout cultiver son l’intelligence financière plutôt que de chercher uniquement un rendement immédiat. C’est chercher la régularité, à la fois dans ses placements mais également dans les revenus qui en découlent. C’est donc bien plus que simplement « acheter des actions » ou « faire de l’immobilier ». Si tu le fais intelligemment, en suivant les conseils de cet article, tu obtiendras rapidement tes premiers résultats. Alors, qu’attends-tu pour t’y mettre ?

Un grand merci à Claude pour ce guide très complet sur l’investissement !

Alors, chère lectrice, cher lecteur, as-tu trouvé ici quelque motivation nouvelle pour investir ? Tu as sans doute de nouvelles idées sur comment t’y prendre, en tout cas. Vas-tu maintenant (re)définir ta stratégie d’investissement ? As-tu décidé combien investir, dans quoi investir, sur quelle durée, avec quel niveau de risque ? Eh bien, il ne te reste plus qu’à passer à l’action… et à partager ton expérience en commentaires !

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