Bourse, immobilier… : les erreurs d’investissement à ne pas faire

L’investissement, ça en fait rêver plus d’un ! Pour ceux que je surprends en train de dormir, je rappelle le principe : un investissement, c’est une dépense destinée à te faire gagner de l’argent à l’avenir. Bien sûr, il s’agit de te faire gagner davantage d’argent que ta dépense initiale (et là, du coup, tu es bien réveillé).

Beaucoup souhaiteraient devenir rentier, et gagner des fortunes sans bouger le petit doigt. Toi aussi peut-être, et c’est bien normal ! Quand on voit que le travail devient de plus en plus pénible, et le départ à la retraite de plus en plus lointain, ça fait réfléchir sur nos projets d’avenir. Dans ces circonstances, l’achat d’actions en bourse ou d’appartements à louer peut faire envie.

Cependant, s’il y a mille et une façons d’investir, il y a également mille et une façons de se planter dans la manœuvre ! Que ce soit dans la bourse, l’immobilier, les objets de collection, les comptes-épargnes ou les assurances-vie, tous les domaines ont leurs particularités et leurs dangers. Le moindre imprévu ou la moindre erreur peut être punitive pour ton capital.

Si tu veux te mettre à investir, tu dois d’abord te mettre à la page. Si tu investis sans être bien informé, tu risques de perdre du temps, et surtout, de l’argent. Heureusement, grâce à cet article, tu vas apprendre toutes les erreurs à éviter dans le monde de l’investissement.

analyse à la loupe

N’investis pas à la légère ! Étudie tout en détail… y compris les erreurs à ne pas faire !

Éviter d’emprunter son capital

Le capital est la somme que tu peux investir dans des projets. Il s’agit de ce qu’il reste de tes revenus après avoir payé tes factures, fait ton plein d’essence et rempli ton frigo. Plus tu peux investir, plus tu as des chances de gains potentiels ! Hélas, ça va aussi dans l’autre sens : plus tu investis, plus tu peux perdre en cas de problème.

C’est pour cela que je te déconseille, surtout si tu débutes dans la matière, d’emprunter pour gonfler ton capital. Tout d’abord, cela te génèrera des frais supplémentaires, sous la forme d’un crédit à rembourser. Oui, je dis « supplémentaires », car tu verras rapidement qu’investir ne se fait pas sans frais excédentaires, mais je vais y revenir.

De plus, si à cause d’un placement infructueux, notamment en bourse, la somme que tu as placée ne te rapporte plus rien, ça ne te dispensera pas de devoir la rembourser. Tu auras donc non seulement perdu ta mise, mais en plus tu devras la repayer à ta banque.

Pour toutes ces raisons, je te suggère de ne pas emprunter, excepté dans le domaine de l’immobilier, où il est compliqué de sortir 300 000 € euros en cash. Mieux vaut que tu économises pour booster ton capital, mois après mois, avant de te lancer dans l’investissement.

Gérer prudemment son capital

Tu as peut-être déjà un bon capital ? Ça n’est pas une raison pour l’investir entièrement ! Tu me diras peut-être que tu n’as rien de mieux à en faire, mais on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait. Tu peux changer tes plans de vie, réaliser que ton appartement ou ta voiture ne te conviennent plus, décider d’acheter un chien de race…

Toutefois, même si tu es sûr et certain de tous tes projets, il y a encore une variante à prendre en compte, et incontrôlable : les imprévus. Une chute dans les escaliers peut te coûter cher en soins médicaux. Un accident de voiture peut te forcer à en racheter une autre. Une inondation peut ravager ta maison et te faire déménager

Sans pour autant te noyer dans le pessimisme et craindre à tout moment la chute d’une météorite sur ta maison, tu dois quand même prévoir le coup. Si tu dois remettre ta vieille maison aux normes à cause d’une nouvelle loi, tu risques de regretter d’avoir tout ton capital déjà immobilisé.

C’est pour cela que tu dois toujours garder de l’argent de côté, ou alors placé de manière sûre, et de façon que tu puisses le récupérer facilement en cas de besoin. Je te conseille de placer des économies sur un livret A, qui serviront en cas de coup dur ou de dépense exceptionnelle.

Ce n’est pas avec le taux d’intérêt du livret A que tu deviendras riche, mais ça te fera au moins une sécurité en cas de problème. Si tu le peux, je te conseille d’avoir au minimum 2 000 € de côté. Mais tu connais l’adage : on n’est jamais trop prudent ! N’hésite pas à avoir une somme conséquente de côté en cas de coup dur.

Enfin, si par malheur, tout l’argent que tu avais investi se perdait, tu aurais toujours une somme de côté pour reprendre la merveilleuse aventure de l’investissement.

Les erreurs d’investissement à ne pas faire en général

Bourse, immobilier, or, objets rares… Il y a des choses à ne pas faire, qu’importe ce dans quoi tu investis.

Mettre tous ses œufs dans le même panier

Autrement dit, n’investir que dans un seul secteur. Dans tous les domaines, ne pas se diversifier peut se payer très cher. Imagine quelqu’un qui aurait investi tout son argent dans un projet qui aurait échoué, comme l’invention des parapluies à chaussures (oui ça existe vraiment). Tout cet argent serait perdu sans avoir eu une chance de rapporter quoi que ce soit.

Tous les échecs de placement ne sont pas aussi prévisibles que l’échec commercial des parapluies à chaussures. Tu peux investir dans un domaine sûr, comme la technologie mobile, mais il peut arriver malheur à l’entreprise que tu soutiens. Sinistre, décès du PDG, ou simplement apparition d’un concurrent plus attrayant, qui fait baisser les ventes…

La même chose peut arriver dans l’immobilier. Sinistre (aussi), rénovation du bâtiment, absence de locataire durant plusieurs mois… Je pense que tu as compris, « investissement » est presque toujours suivi du mot « risque ».

Je t’encourage donc à diversifier tes investissements. Ainsi, si l’un d’entre eux fonctionne mal durant un temps, les bénéfices d’un autre permettront de compenser la perte d’argent occasionnée.

oeufs dans le même panier

Ne les mets pas tous tes jolis oeufs dans le même panier !

Négliger les frais et les charges annexes

Une autre erreur vite commise, c’est de ne pas penser aux frais. Qu’importe la voie de l’investissement que tu suis, ça ne se fera pas gratuitement.

Si tu te lances dans l’immobilier, tu auras les frais de notaire à payer. Tu t’engageras également à assurer le bon état du bien que tu loueras, ce qui implique des frais d’entretien. Les canalisations qui fuient ne se réparent pas toutes seules ! Sans parler des impôts

Tu veux souscrire à une assurance-vie ? Sois sûr que tu n’échapperas pas aux frais de gestion, de dépôt et ou de retrait.

Enfin, si tu places de l’argent en bourse, chaque acte, ou « ordre », te coûtera de l’argent. Eh oui, c’est à ça que sert le métier de courtier ! Il transmet tes instructions à la bourse pour tes placements, mais pas gracieusement.

Il faut que tu prennes ces frais en compte. Sinon, tu vas gagner bien moins que ce que tu attends, surtout si tu investis une petite somme. Pire encore, tes gains risquent de ne pas compenser tes frais annexes.

Ne pas avoir le bon état d’esprit pour investir

Quand quelqu’un se lance dans l’investissement, il a des attentes, qui ne sont pas toujours réalistes. Certains vont s’y mettre en ayant entendu parler de success stories flamboyantes, en s’imaginant faire le même parcours que Steve Jobs ou Bill Gates.

À l’inverse, d’autres craignent le pire d’emblée. Ils se disent qu’ils n’auront jamais leur crédit pour acheter leur premier appartement, ou pensent qu’ils ont de grandes chances de perdre de l’argent en bourse.

Dans un cas comme dans l’autre, ces idées reçues créent un mauvais état d’esprit. Si tu imagines gagner des millions en quelques mois, comme les plus grands – et les plus chanceux -, tu seras rapidement déçu. Même si tes progrès sont certains, ils seront trop lents pour toi.

Si tu crois que tu ne gagneras jamais beaucoup d’argent, que tout ton capital risque de disparaître à la moindre erreur, tu ne te lanceras jamais vraiment. Même s’il faut envisager le pire, il ne faut pas non plus que tu te bloques sur la perspective de l’échec.

Avec un excès d’optimisme ou de pessimisme, tu risques de te décourager rapidement. Dis-toi bien que tu peux mettre des années avant que ton investissement te rapporte des revenus confortables. Dis-toi aussi que tu peux investir prudemment, sans avoir à prendre des risques démesurés qui te coûteraient tout ton capital.

Les erreurs à ne pas faire en bourse

Investir en bourse, c’est une discipline à part entière, avec beaucoup de règles et de subtilités. Cependant, il y a quelques erreurs connues, faciles à identifier et à éviter.

Courir après les secteurs à la mode

Les tendances ne sont pas réservées qu’aux vêtements ou aux contenus en ligne. Il y a aussi des secteurs très prisés en bourse, dont tout le monde parle, et qui font la une des actualités financières.

Tu pourrais te dire facilement « Tiens, ça a l’air de bien marcher, tout le monde en parle ! », et investir dans cette nouvelle entreprise innovante qui attire les investissements. Attention à ne pas faire cela, tu ferais fausse route !

Certes, les secteurs les plus « chauds » sont souvent associés à des innovations technologiques dignes d’un film futuriste. Néanmoins, les gains futurs sont justement dans le futur… et peuvent même rester à jamais fictifs.

Une entreprise ou une organisation qui vend des actions pour financer, disons, une voiture volante tout public, proposera un taux de rendement basé sur les gains à venir. De cette manière, elle attirera beaucoup d’actions pour financer son projet.

Mais si ce projet n’a pas le succès escompté, le taux de rendement se cassera la figure… Oui, je te le rappelle au cas où, mais le montant des dividendes n’est pas fixe ! Il peut être coupé à tout moment si l’entreprise n’a plus les fonds nécessaires pour le verser.

C’est pour cela qu’il est risqué de courir après les tendances. Tu tomberas bien plus souvent sur des succès éphémères exacerbés par la presse que sur la perle rare.

Viser les actions à haut rendement

Les actions à haut rendement sont les actions dont les dividendes sont plus élevés que la moyenne. D’un point de vue purement mathématique, on pourrait se dire que c’est un bon plan ! Plus de dividendes, plus d’argent : qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

Pas mal de choses, en fait. Les entreprises et les sociétés profitent parfois allègrement de la possibilité de couper les dividendes pour financer un projet à moindre coût.

Dis-toi que si une entreprise vend par exemple des actions à 8 % de rendement, et qu’elle reçoit 100 000 € en actions, elle devra donner, à la fin de l’année, 8 000 € de dividendes, ce qui représente une grande somme.

Quelque part, c’est comme si l’entreprise t’empruntait de l’argent… Mais elle peut changer le taux d’intérêt (ton dividende) à tout moment, notamment si elle n’a pas les moyens de maintenir le taux de rendement promis à la base.

Pour cette raison, il faut se tourner le plus possible vers des sociétés et des entreprises solides, qui proposent des taux de rendement raisonnables (la moyenne est d’environ 3 % en Europe). Si tu vois un taux de rendement à plus de 5 %, cela signifie soit que la société a des fonds solides, soit qu’il y a anguille sous roche. La deuxième option est hélas la plus probable.

Vendre ses actions gagnantes, garder ses actions perdantes

Mais pourquoi est-ce qu’on voudrait vendre ce qui nous rapporte de l’argent et garder ce qui nous en fait perdre ?

La réponse est très simple. Quand une de tes actions te rapporte beaucoup, par peur que la tendance s’inverse, tu seras tenté de la vendre tout de suite pour sécuriser tes gains. À l’inverse, si ton action te fait perdre de l’argent, tu auras envie de la garder, en espérant qu’elle remonte bientôt et qu’elle n’ait pas été vaine.

En bourse, il faut agir exactement à l’opposé. Tant que tu gagnes, tu gardes, dès que tu perds, tu vends. En règle générale, une société fiable qui te fait gagner de l’argent continuera de gagner. De même, une société en train de chuter poursuivra sa descente aux enfers.

Garder tes actions gagnantes te permettra d’avoir des gains quasi-assurés, vendre tes actions perdantes t’aidera à limiter la casse et à réinvestir dans des sociétés plus rentables.

Les erreurs à ne pas faire en immobilier

Je t’ai déjà parlé des bonnes pratiques à suivre dans l’immobilier, je t’ai même chaleureusement recommandé cette excellente formation.

Mais parlons des erreurs à ne pas faire. Bien qu’un peu plus connu du grand public que la bourse, l’immobilier a aussi son lot d’erreurs courantes à éviter.

Négliger l’achat immobilier en province

Pour beaucoup de non-initiés, un achat immobilier rentable doit forcément se faire à Paris, ou dans les grandes villes comme Lyon, Marseille… Erreur ! Ne zappe pas les investissements immobiliers dans les moyennes, voire les petites villes.

Les prix d’achat y sont très largement inférieurs, alors que les loyers ne sont pas proportionnellement plus bas. Tu toucheras moins de loyers à la campagne, mais le prix d’achat sera énormément inférieur à une ville comme Paris.

Si tu fais une fixette sur l’investissement dans les grandes métropoles, tu risques de prendre plus de temps pour faire une bonne affaire, pour finir, lassé, par acheter un bien qui ne sera pas rentable.

investissement immobilier vertige

Les prix de l’immobilier dans les grandes métropoles, ça monte très haut mais est-ce du solide ? Gare au vertige !

Payer son bien immobilier trop cher

Ce n’est parce que ton bien va te rapporter de l’argent à l’avenir et assurer tes vieux jours que tu dois y mettre n’importe quel prix. Si tu payes ton bien trop cher, tu mettras davantage de temps à le rembourser. Si tu achètes un appartement 350 000 € à crédit, mais que tu le loues 450 € par mois, tu n’es pas près de rembourser ta banque !

Dis-toi qu’il vaut mieux que tu passes un an à trouver le bon appartement au bon prix que de le prendre immédiatement, mais 100 000 € plus cher que sa valeur réelle. À court terme comme à long terme, tu y perdras.

Louer trop cher

Plus tu loues cher, plus tu gagnes d’argent… à partir du moment où tu as un locataire dans ton appartement. C’est un pari risqué, qui peut te coûter plus que cela te rapporte.

Même si tu trouves un locataire qui est prêt à payer ton loyer élevé, il y a de bonnes chances qu’il trouve un jour un autre appartement ou une autre maison avec un loyer moins élevé. Et à chaque fois que tu te retrouveras avec une habitation vide, tu devras repasser par les démarches publicitaires, les visites d’appartement, la paperasse…

Surtout, tu risques de te retrouver avec des mois « à vide », où il te manquera à chaque fois les centaines d’euros du loyer. Fixe donc un loyer raisonnable, qui ne donne pas envie à tes locataires de chercher moins cher ailleurs.

Être gentil avec les mauvais payeurs

Sans pour autant chasser les mauvais payeurs à coup de fusil, tu ne dois surtout pas leur dire « C’est pas si pressé », ou « Je vous fais confiance ». Je sais, ça ressemble à une attitude de propriétaire tyrannique, mais un appartement occupé et non payé est pire qu’un appartement vide. Non seulement ton appartement ne te rapporte rien, mais en plus, tu ne peux pas chercher de locataire.

De plus, si tu veux exclure un mauvais payeur, tu dois passer par de nombreuses démarches, qui risquent de te prendre des mois, durant lesquels tu ne gagnes rien.

Selon la bonne volonté apparente de tes locataires, tu peux décider d’être un peu plus souple, mais c’est à tes risques et périls. Dis-toi qu’il vaut mieux se montrer ferme après un seul mois non-payé, plutôt que d’être coulant avec un locataire qui sera incapable de te payer durant des mois.

Investir, c’est toute une affaire

Derrière ce jeu de mots se trouve une vérité à retenir. Investir est par définition une prise de risque, même minime, qui peut toutefois te rapporter gros sur le long terme. Cependant, il existe bien plus d’histoires d’échecs que de succès, souvent dues à des erreurs que l’on pourrait facilement éviter.

Avant tout, tu dois te constituer un capital, de préférence avec de l’argent que tu possèdes déjà. Si tu empruntes, tu te tires d’office une balle dans le pied, en ayant des intérêts à payer avant même de profiter de tes dividendes.

Fais-toi également des économies en cas de coup dur ou d’imprévu. Ces économies seront ton filet de sécurité, pour le cas où il t’arriverait malheur en bourse, en immobilier ou dans ta vie personnelle.

Diversifie tes investissements, prends garde aux frais annexes, et reste lucide sur l’état du marché. Ne te laisse pas embobiner par les idées reçues ou populaires ! Sois prudent, sois ferme, et surtout patient. Comme on dit, Rome ne s’est pas bâtie en un jour.

C’est tout pour cet article ! J’espère que tu y as appris des choses utiles. Je n’ai pas parlé de tous les domaines où investir, car chacun d’entre eux demanderait un article complet… Comme c’est le cas pour l’or, par exemple, qui a déjà son article sur ABC Argent.

Enfin, il n’y a pas que l’investissement pour gagner de l’argent et assurer ses vieux jours. Tu trouveras plein d’idées et de sites pour des sources de revenus alternatives par ici, sur la page d’accueil.

1 Commentaire... et le vôtre?

  1. Merci beaucoup pour cet article. Même après s’être formé, le risque d’erreur n’est pas totalement écarté. Je conseille de démarrer toujours petit. Tout sera lié: petit prix, petit travaux, petit crédit, petits risques. Se relever en cas d’échec sera moins douloureux et ne vous empêchera pas de dormir. Le capital, l’épargne, c’est la base. Vous serez toujours en mesure de manœuvrer si vous en disposez. Pour aller plus loin avec l’immobilier, les études de marcher sont très facile à réaliser avant tout achat, quelque soit le produit et la ville concernée.

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