Comment réussir ta reconversion professionnelle en 2019 ?


Si tu lis mon blog depuis longtemps, attention ! Cet article va te surprendre… Le plus souvent, je donne des conseils et astuces pour que tu gagnes de l’argent extra en dehors de ton activité professionnelle. Aujourd’hui, c’est un dossier complet que je te propose, centré justement sur ton emploi principal (l’actuel et le prochain). Je vais te parler reconversion professionnelle, un sujet aussi vaste que stratégique.

Selon le site Pôle Emploi, “la reconversion professionnelle est une démarche visant à changer de métier ou de statut (passer du salariat au statut d’entrepreneur ou vice versa).” J’ajouterais qu’il s’agit parfois de changer les deux à la fois : le job et le statut. Et un changement de statut n’est pas toujours entre salarié et entrepreneur. Passer du secteur public au secteur privé (ou inversement), c’est une sacrée réorientation professionnelle aussi !

Bien souvent, une reconversion, c’est bien plus que changer de vie professionnelle. Elle s’accompagne alors d’un changement de vie plus général, d’un vrai projet personnel ou familial, d’un déménagement plus ou moins lointain… En bref, d’une envie d’autre chose.

Mais alors, pourquoi je me décide maintenant à parler de ça sur mon site ? Eh bien, parce que c’est un sujet qui m’intéresse ! Et aussi parce qu’il est lié à l’argent. Parfois (ou souvent, peut-être), la reconversion professionnelle est une manière de gagner plus d’argent. Parfois c’est une manière d’économiser de l’argent. Parfois encore, la réorientation professionnelle n’a aucun motif financier. Mais elle aura presque toujours un impact financier.

Si tu envisages de changer d’orientation professionnelle en 2019, je t’encourage à t’y mettre dès maintenant. Car une reconversion professionnelle, ça se prépare ! 

Commence donc par lire cet article-dossier et tu trouveras de quoi t’aider dans cette démarche. Tu peux aussi t’aider du sommaire pour naviguer entre les différentes sections!

Sommaire

Pourquoi effectuer une reconversion professionnelle ?

Il y a de multiples raisons qui peuvent te conduire à changer de vie professionnelle. C’est important que tu les connaisses. Tu découvriras peut-être (si tu ne le sais pas déjà) que tu as besoin d’une réorientation professionnelle. Tu sauras ainsi l’anticiper, et donc la préparer au mieux.

Les éléments déclencheurs

Certes, il faut toujours voir une reconversion professionnelle sous un angle optimiste. Mais force est de constater que, fréquemment, le facteur déclencheur est lié :

  • soit à une difficulté bien identifiée, parfois soudaine, mais surtout durable,
  • soit à un sentiment de mal-être, plus sournois, dont on n’a pas toujours vraiment conscience.

Un problème identifié et durable

Dans la première catégorie, le problème rencontré est souvent la difficulté à trouver un emploi stable dans sa spécialité. Ce secteur entre peut-être en crise. La modernisation, l’automatisation et les technologies ont peut-être tendance à faire disparaître ce métier. Le travailleur concerné devient peut-être lui-même inapte à ce travail, par exemple pour raisons de santé, ou par manque de formation adaptée et d’actualisation des compétences, ou encore malheureusement parfois pour des critères d’âge ou de condition physique requise…

Si tu rencontres ces difficultés sur ton parcours, tu en auras probablement très vite conscience. Tu dois alors regarder vers l’avenir et imaginer ton nouveau projet professionnel.

Le mal-être, une mauvaise pente

Les éléments déclencheurs de la deuxième catégorie ne sont pas toujours identifiés à temps. Ils sont plus subjectifs. Ils émergent généralement petit à petit, de manière insidieuse. Et on tarde parfois à en prendre réellement conscience. Ton travail te stresse ? Tu perds de plus en plus souvent ta motivation ? Tu ne sais plus vraiment quel intérêt a ton travail, que ce soit pour toi-même ou pour les autres (qui ne te montrent pas vraiment de reconnaissance) ? En bref, tu te sens mal au travail, ou même rien qu’à y penser ? La plus grande difficulté est probablement d’en prendre conscience avant d’entrer en situation de crise, comme par exemple le burnout (en bon français : syndrome d’épuisement professionnel).

Si tu as pu faire ce constat, alors bravo ! Tu sais déjà que tu as un problème à résoudre. Et tu dois impérativement envisager la reconversion professionnelle comme une possible solution.

stress professionnel changement d'orientation

Si tu passes de longs moments dans cet état hagard, il est temps de réagir.

Les objectifs poursuivis

Bon, tu te reconnais dans un ou plusieurs des contextes déclencheurs qui précèdent ? Si oui, il faut surtout voir la reconversion professionnelle comme quelque chose de positif. Et même si tu te sens à court d’idées, je suis sûr que tu trouveras dans les lignes qui suivent des raisons positives pour orienter ton projet.

Si en revanche tu as la chance de ne pas faire partie de ceux qui sont contraints de se reconvertir au plus vite, n’attends pas de subir de telles situations ! Ce n’est pas parce que tu n’es pas en difficulté ou en malaise dans ton emploi actuel qu’il ne faut pas penser à une reconversion, à plus ou moins long terme, sans pression. En effet, il faut avant tout y voir une opportunité pour t’approcher de ton idéal.

Dans tous les cas, tu peux t’inspirer des types d’objectifs qui suivent. Ce sont autant de bonnes raisons pour changer de profession. Ou au moins pour commencer à s’y préparer.

Accroître ta rémunération

Même si ce n’est pas toujours l’objectif principal d’une reconversion professionnelle, il faut reconnaître que peu de gens acceptent l’idée de réduire leurs revenus à long terme… C’est vrai aussi qu’il y a des moyens plus simples qu’une reconversion pour obtenir une hausse de rémunération. Par exemple, si tu es salarié, commence d’abord par demander une augmentation de salaire à ton chef.

Pour décider de te lancer dans un projet de réorientation professionnelle, l’objectif de hausse de rémunération ne suffit donc pas. Tout dépend de l’importance que tu accordes aussi à d’autres objectifs, par exemple à ceux que je vais décrire maintenant.

Obtenir des avantages matériels, statutaires ou sociaux

Je continue donc, tout en restant encore pas très loin de l’aspect rémunération…

Ton attente n’est pas forcément d’augmenter ton salaire direct. Tu as fait tes calculs. Tu gagnes suffisamment pour ta vie quotidienne. Et puis si tu as une augmentation, les impôts t’en prélèveraient une bonne partie.

Alors, tu as peut-être plutôt intérêt à rechercher des avantages en nature, une voiture de fonction par exemple. Ou bien tu veux sécuriser ton avenir et ta retraite, ce qui t’oriente tout droit vers une reconversion professionnelle qui te permette d’accéder au statut cadre ou fonctionnaire. Ou bien encore, en quittant le monde de la micro-entreprise pour celui des grands groupes, tu bénéficieras de nombreux avantages sociaux : convention collective, comité d’entreprise, intéressement et participation, retraite complémentaire, etc.

Bénéficier d’un meilleur rythme de travail

Tes semaines ou tes journées sont trop chargées ? Tu souhaiterais avoir plus de jours de congés ? Tu ne peux pas adapter ton temps de travail à tes contraintes personnelles, à ton rythme de vie en général ?

C’est vrai que, selon que tu travailles dans la banque, dans le commerce, dans la restauration, dans l’industrie, dans le bâtiment ou les travaux publics (et j’en passe), les horaires ne sont pas les mêmes… et la flexibilité non plus ! Ton temps de travail et ta capacité à l’adapter n’ont rien à voir non plus selon que tu travailles dans l’administration, dans une grande entreprise, dans une PME ou encore en indépendant.

Alors si c’est quelque chose qui est important pour toi, l’organisation de ton temps de travail peut justifier une reconversion professionnelle et l’orienter vers certaines directions plutôt que d’autres.

Améliorer tes conditions de travail

Ton métier et ton secteur d’activité ne conditionnent pas seulement ton rythme de travail. Ils peuvent aussi conditionner fortement tes conditions de travail.

Tu travailles dans un bureau et tu ne supportes pas d’être assis plus de 10 minutes ? Tu es livreur et tu n’en peux plus de porter de lourdes charges ? Tu ne veux plus d’un boulot qui t’expose à la chaleur, aux intempéries ou à toute sorte de risques ? Dans ces cas aussi, un changement de vie professionnelle profond et réfléchi s’impose.

Réduire ou supprimer tes déplacements professionnels

Ton métier t’amène peut-être aussi à de très nombreux déplacements professionnels. Ça ne te gênait pas jusqu’à présent. Parfois même, ça te plaisait. Mais tu sens que tu vas bientôt saturer. Ça va devenir un poids, une contrainte. Alors, il est temps pour toi d’envisager une reconversion professionnelle vers un métier plus sédentaire.

Avoir accès au télétravail

Le télétravail est encore émergeant en France. Tu en entends sans doute parler de plus en plus. Une loi le rend beaucoup plus accessible depuis le 1er janvier 2018. Mais bien sûr, certains métiers ne s’y prêtent pas, ou moins que d’autres. Aussi, le secteur public est sur ce point en retard sur le secteur privé.

Que ce soit à domicile ou dans des espaces de coworking par exemple, le télétravail possède des avantages divers et variés : réduction ou suppression des trajets domicile – travail, équilibre entre vie pro et vie perso, autonomie, ouverture sur le monde extérieur… et même, pourquoi pas, une mobilité géographique totale tout en conservant ton emploi.

Si tu es dans un contexte défavorable au télétravail, tu as peut-être une raison de plus de penser à la reconversion professionnelle !

Bénéficier d’une meilleure ambiance de travail

L’ambiance de travail, c’est important ! Tu passes une bonne partie de ton temps au travail finalement. C’est bien du ressort de chaque employeur de mettre à disposition des locaux agréables et de favoriser des relations tout aussi sympas (entre collègues, avec les chefs, avec les clients, etc.) Mais c’est parfois un changement de vie professionnelle plus profond, vers un autre secteur d’activité, qui te permettra de travailler dans une meilleure ambiance.

Anticiper un déclin de ton métier, de ton secteur d’activité ou de ton employabilité

Quand un métier est menacé par des innovations technologiques par exemple, ou un secteur d’activité par une conjoncture économique défavorable, l’ambiance de travail peut justement se dégrader de manière significative. Mais ça n’est pas le pire…

Le pire, c’est que si tu n’anticipes pas dès ce moment-là ta reconversion professionnelle, tu risques bien d’y être contraint dans quelques temps. Et tu seras d’autant plus en concurrence avec tes collègues insouciants.

Enfin, même si le secteur trouve la solution pour résister à ces turbulences, feras-tu partie de la solution ? Tu risques peut-être d’être jugé trop âgé. L’employeur considèrera peut-être que ça n’est plus rentable d’actualiser tes compétences pour les adapter aux évolutions extérieures. Si tu identifies ce risque, ne baisse pas les bras. Anticipe autant que possible, cherche des solutions. Le changement de vie professionnelle en fait sans doute partie…

Une folie devenue ordinaire

Tu vois, les raisons ne manquent pas pour songer à une reconversion professionnelle ! Quelque chose qui était considéré comme assez fou, il y a encore une ou deux générations, est devenu tout à fait ordinaire. Fini le temps où l’on « faisait carrière » sans jamais changer de voie ! L’époque actuelle est à la diversité tout au long de la vie active. La société a changé : on parle moins d’avoir « une bonne situation » et plus de qualité de vie au sens large. Et le marché de l’emploi demande plus de flexibilité. Les métiers et les technologies évoluent, nous obligeant ainsi à nous adapter.

Reconversion professionnelle : comment s’y prendre ? comment réussir ?

Maintenant que tu sais pourquoi changer d’orientation professionnelle, tu es probablement en attente de conseils à suivre et d’erreurs à éviter dans la réalisation. Ça tombe bien : c’est justement ce dont je vais te parler maintenant !

La décision a pu être longuement réfléchie, ou bien au contraire prise en urgence. Dans tous les cas, il faut s’y prendre avec sérieux et méthode pour réussir un changement de vie professionnelle.

Quelques basiques

Je commence donc par te présenter 4 sujets que tu dois impérativement prendre en compte et intégrer dans ton plan d’actions.

Réaliser un bilan de compétences

Qui dit reconversion professionnelle dit expérience acquise antérieurement, et pas seulement dans le cadre du travail. Alors c’est le moment de faire le point sur tes compétences, ton savoir-faire, tes connaissances, tes facilités. Il s’agit d’inventorier tous tes acquis, qu’ils aient pour origine tes études, tes emplois actuels et antérieurs ou simplement tes lectures et ton intérêt personnel. Et n’oublie pas non plus tes dons, tes talents innés.

Il y aurait beaucoup à dire sur le bilan de compétences. Sache en résumé que c’est un droit inscrit dans le code du travail, qu’il peut être pris en charge par ton employeur, par un organisme agréé (à privilégier si tu veux rester discret) ou par Pôle Emploi si tu es chômeur.

Une vraie évaluation des compétences doit se faire avec l’accompagnement de spécialistes. Tu peux aussi utiliser des services en ligne comme ceux de Cap Cohérence. Si vraiment tu n’as pas envie de tout ça, fais au moins la démarche toi-même ou avec l’aide de proches qui te connaissent bien. Mais juste fais-le ! La connaissance de soi est essentielle pour bien orienter un projet de reconversion professionnelle.

changer d'orientation professionnelle

Le site Cap Cohérence te propose un accompagnement individuel.

Passer un test d’orientation

Les compétences acquises sont une chose, les pistes pour ton avenir professionnel sont autre chose. Bien sûr, il faut tenir compte de ton savoir-faire et de tes capacités. Mais si tu souhaites changer de vie professionnelle (peut-être même changer de vie de façon générale), autant que ce soit pour faire ce dont tu as envie ou du moins quelque chose qui te plaise.

Un test d’orientation se compose généralement d’une série de questions concernant à la fois tes compétences et tes souhaits. Si tu ne sais pas vraiment vers quel métier t’orienter, ce test te permettra probablement de repartir avec quelques idées à creuser. Et si tu as déjà une idée en tête, il peut servir à la confirmer, à la préciser ou à en faire apparaître d’autres qui étaient cachées par la première.

Comme pour le bilan de compétences, le test d’orientation se fait auprès d’organisations et services spécialisés.

Choisir un métier

Ça va sans dire, mais ça va encore mieux en le disant : la reconversion professionnelle consiste à choisir un nouveau métier. Bien sûr, ce métier doit correspondre à la fois à tes compétences (actuelles ou à venir, sachant que tu peux aussi envisager d’en acquérir de nouvelles) et à tes envies.

Tes capacités et tes goûts donc, c’est très important, mais ça ne suffit pas pour faire le bon choix. Tu serais bien avancé si tu décidais te reconvertir dans un métier qui n’a aucun débouché ! Donc oui, il faut aussi que ton choix se porte sur un emploi où il y a de la demande, où la tendance est au recrutement.

Pour savoir si les métiers vers lesquels tu voudrais t’orienter ont le vent en poupe, il faudra te renseigner, te documenter. Je te conseille pour ça de multiplier tes sources d’information. Mais je vais déjà te donner une petite liste indicative, quelques grandes familles de métiers porteurs :

  • les services à la personne, aides à domicile, auxiliaires de vie, etc.,
  • les métiers du secteur médical et paramédical (infirmiers, aides-soignants, sages-femmes…),
  • les vendeurs et autres métiers commerciaux (à condition que les produits et services à commercialiser ne soient pas sur la voie du déclin),
  • les nombreux métiers des secteurs informatique, télécommunications et « high-tech » en général,
  • la plupart des métiers de la fonction publique (ceux de l’enseignement par exemple),
  • certains métiers des domaines artistique, culturel et sportif, notamment les animateurs,
  • les métiers de l’hôtellerie et de la restauration.

Si tes idées de réorientation professionnelle ne rentrent pas dans cette liste, n’abandonne pas pour autant. Fais des recherches, renseigne-toi, prends conseil. Tu as peut-être une carte à jouer quand même ! Mais si vraiment le métier auquel tu pensais ne pèse plus grand chose sur le marché de l’emploi, alors il vaut sans doute mieux trouver une autre idée.

Penser au financement

Mauvaise nouvelle : une reconversion professionnelle peut coûter cher. Heureusement, j’ai aussi une bonne nouvelle pour toi : il existe de multiples façons de financer l’opération.

D’abord, pour en limiter le coût, conserve ton emploi le plus longtemps possible. Ne démissionne qu’au moment de démarrer dans ton nouveau poste. Certes, ça ne sera peut-être pas toujours facile de dégager du temps pour ton projet de reconversion, mais dis-toi que c’est un effort temporaire à faire pour vivre mieux ensuite.

Ce qui te coûtera le plus cher, ce sont les formations que tu devras peut-être suivre. Si tu es chômeur, Pôle Emploi met à ta disposition tout un catalogue de formations complètement gratuites. Si tu es salarié, tu peux bénéficier sous certaines conditions du droit individuel à la formation (DIF) ou du congé individuel de formation (CIF).

Sur le site du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, tu trouveras aussi de nombreuses informations sur les dispositifs de financement de la formation continue tout au long de la vie.

Les pièges à éviter, les erreurs à ne pas commettre

Après ces 4 considérations incontournables, je te propose maintenant de te mettre en garde contre quelques pièges qu’il te faudra au contraire contourner.

Il n’y a pas que le travail dans la vie !

C’est vrai, on passe beaucoup de temps au travail dans notre vie. Le travail est presque toujours une nécessité (pour avoir de quoi vivre). Mais la vie est aussi faite de plein d’autres choses. Alors, c’est souvent une erreur de croire que pour améliorer ta vie, tu dois impérativement changer de job.

N’oublie pas de valoriser aussi ton temps libre, de le consacrer à ce qui te plaît le plus, à tes loisirs, à tes passions, aux personnes qui comptent le plus pour toi. C’est plus facile que d’obtenir le métier de tes rêves, et c’est toujours ça de pris !

Le job idéal n’existe pas !

Ça nous arrive à tous. A force de ne pas être satisfait au travail, on pense savoir quel est le métier parfait pour nous. Et ça devient une idée fixe qui nous conduit tout droit à une réorientation professionnelle mal pensée, pour ne pas dire irrationnelle. On ne se pose même pas la question des inconvénients de ce métier, on ne veut voir que les avantages.

Au mieux, tu finiras par obtenir le fameux emploi que tu avais idéalisé et tu tomberas de haut en découvrant qu’il a aussi ses inconvénients. Au pire, tu perdras beaucoup de temps et d’énergie à décrocher ce job idéal, sans y parvenir. Et tu continueras à ne penser qu’à ça, tel Idéfix qui ne pense qu’aux os alors qu’il pourrait goûter aussi à la viande de sanglier. Alors, pour éviter ce piège, sois objectif dans tes choix et tes décisions.

changer d'orientation professionnelle plusieurs pistes

Ne mets pas tous tes oeufs dans le même panier ! Explore plusieurs orientations professionnelles.

Ne mets pas tous tes œufs dans le même panier.

Une autre erreur courante est de penser que ton processus de reconversion professionnelle ne doit s’orienter que vers une seule direction. Au contraire, tu devrais laisser plusieurs portes ouvertes, explorer plusieurs pistes. Il serait surprenant qu’il n’y ait qu’un seul métier qui te convienne.

Et même si un jour il faudra bien décider, c’est toujours mieux d’avoir le choix que de te dire « c’est ça ou rien ».

« Chi va piano va sano. »

Je sais bien que lorsque tu songes à changer de vie professionnelle, tu es souvent pressé. Tu veux changer, tourner la page le plus vite possible. Ça se comprend. Mais une bonne reconversion professionnelle, ça se prépare, ça prend du temps.

Pour avoir le choix, pour prendre les bonnes décisions, et finalement pour réussir, il ne faut surtout pas brûler les étapes.

Ta reconversion professionnelle, étape par étape

Eh bien justement, parlons-en des étapes ! Car changer d’orientation professionnelle, c’est un projet à part entière qu’il faut mener sérieusement, dans l’ordre, en vrai pro !

Préalable : l’état d’esprit

Je te le dis comme je le pense : inutile de te lancer dans un tel projet si tu n’es pas prêt mentalement. Il faut en effet avoir un bon mindset, une attitude et une pensée positives. A défaut, tu risques de perdre ton temps à tergiverser dans les étapes clés qui suivent. Ou pire encore, à les traiter de manière erronée, à finir par laisser tomber ou à arriver à une solution qui n’est pas bonne pour toi.

Bon, ok, c’est facile à dire… Mais comme on l’a vu, quand on pense à changer de travail, c’est parfois (ou même souvent) sous la pression, ressentie ou bien réelle. Et on n’est pas donc toujours dans les meilleures dispositions pour avoir un état d’esprit positif. Alors, comment faire ?

Lis par exemple cet article sur le site de Psychologies Magazine. Tu trouveras aussi plein d’autres articles intéressants dans la même rubrique reconversion. Tu apprendras notamment des techniques assez simples pour avoir confiance en toi. Il peut s’agir de petits exercices comme celui de penser chaque soir aux choses positives de la journée écoulée. Tu apprendras aussi à porter l’attention à ta posture, à avoir le sourire, à t’estimer toi-même, jusqu’à ce que tout ceci devienne naturel. Il s’agit aussi de savoir vivre pleinement le présent : carpe diem, ça te parle ?

changer de vie professionnelle état d'esprit

Tu as la “positive attitude” ? Conserve-la bien pendant toutes les étapes de ta reconversion.

1ère étape : la préparation

Tu as le bon mindset pour mener à bien ta reconversion professionnelle ? Tu penses être prêt ? Hé ! Doucement ! La première étape du processus consiste justement à préparer tout ce qu’il faut pour la suite. Et il ne faut surtout pas négliger ça, même si tu penses que c’est déjà plus ou moins clair dans ta tête. Non non non ! Pour réussir ton projet, il faut qu’il repose sur une vraie base, bien solide.

Constat et découverte

Le premier niveau pour constituer les fondations de ta reconversion, c’est le constat. Il faut d’abord que tu sois parfaitement conscient de la situation qui te conduit à vouloir changer de vie professionnelle. En effet, comment trouver une bonne solution à un problème si on n’en connaît pas les causes, le pourquoi ?

Ensuite, pour compléter la base de ton projet, tu dois impérativement faire un bilan de compétences, pour savoir d’où tu pars, et un test d’orientation, pour lister des pistes vers lesquelles tu pourrais aller.

Tu peux retourner lire plus haut dans cet article sur chacun de ces 3 éléments qui forment le constat et la découverte de soi.

Analyse

Après avoir pris le temps de faire un vrai constat, il faut que tu analyses toute l’information. Tu vas d’ailleurs continuer à en accumuler dans cette phase.

Est-ce vraiment d’une reconversion professionnelle dont tu as besoin ? Ou y a-t-il d’autres possibilités, moins radicales ? Et si vraiment tu dois te réorienter, vers quel métier ? Quel est ce job qui répondra non seulement à tes besoins mais aussi à tes envies ?

Il faut donc que tu saches vraiment ce que tu veux, en ton for intérieur. Pour commencer, prends le temps nécessaire pour faire naître toutes les idées qui t’animent. Écris-les au fur et à mesure.

Ensuite, reprends ces idées une par une. Analyse chaque idée et vois si tu peux en faire une vraie solution, à la fois solide et motivante.

Pour effectuer cette analyse, tu devras probablement te renseigner sur des métiers et des secteurs d’activité. Sont-ils porteurs ? Le seront-ils encore dans quelques années ? Sont-ils localisés là où tu veux vivre ? Quel est leur environnement économique ? Quelle est l’ambiance sociale ? Et tu regarderas aussi du côté des formations utiles et disponibles.

2ème étape : la décision

Je te rassure : l’étape de préparation est la plus laborieuse. Quand tu passes à la deuxième étape, tu as déjà fait l’essentiel du travail. C’est maintenant que ton projet de reconversion professionnelle va devenir vraiment intéressant.

L’heure est venue de faire des choix parmi les solutions que tu as identifiées précédemment. Mais attention ! Il ne s’agit pas de décider sur un coup de tête ! Il faut que tu prennes en considération à la fois tes envies et la réalité des choses.

Comment faire ? Reprends chacune des solutions et passe-la au crible de ton cœur et de ta raison . Va au contact des gens du métier, observe-les, discute avec eux. Va visiter cette ville ou cette région où il faudrait que tu t’installes.

Imagine-toi vivre cette option, d’un point de vue à la fois purement pratique et émotionnel. Quel sera ton nouveau cadre de vie ? Comment organiseras-tu ta vie pro et ta vie perso, familiale, sociale ? Combien gagneras-tu et quelle sera ton évolution professionnelle ?

Et puis, si tu veux faire d’une passion (qui est jusqu’à présent un loisir) ton futur métier, projette-toi bien dans l’idée d’y passer vraiment beaucoup de temps et avec des objectifs tels que gains financiers, satisfaction des clients, etc.

Oui, tu l’as compris, tu dois prendre une décision rationnelle mais basée aussi sur tes intuitions. Et parmi les solutions que tu avais au début de cette étape, tu en retiens une.

3ème étape : l’action

Tu as donc trouvé ta nouvelle voie, ta nouvelle orientation. Tu es super motivé. Tu t’y vois déjà. Hé ! Doucement encore ! Il ne faut pas aller plus vite que la musique ! Pour parvenir à tes fins, tu dois te fixer un plan d’actions. Et le mener à bien. N’oublie pas que tu es le chef de projet de ta reconversion professionnelle.

Tu vas donc définir et suivre un planning réaliste, des objectifs tenables, des compétences à acquérir… Tu vas chercher des ressources pour financer ces formations. Tu vas aussi soigner ton marketing personnel, te préparer à te vendre sur le marché. Tu vas communiquer avec tes réseaux pour tirer le meilleur parti de leurs potentiels. Et tu vas veiller à conserver toujours cet état d’esprit optimiste. Tu te souviens ? C’est ce qui constituait le préalable à toute la démarche.

Prépare enfin une bonne transition entre tes situations actuelle et future. Ton changement de vie professionnelle doit se faire en douceur, pas avec fracas ! Choisis la meilleure forme contractuelle : démission, rupture conventionnelle, CIF, congé pour création ou reprise d’entreprise, etc. Soigne aussi la forme avec laquelle tu vas quitter ton employeur actuel. Il vaut toujours mieux garder de bonnes relations, un réseau sur lequel tu pourras encore compter.

4ème étape : la réussite

Comme tu vois, changer de vie professionnelle, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. Et ne crois pas non plus que ton projet est terminé le jour où tu commences dans ton nouveau job. Ta reconversion professionnelle ne sera vraiment une réussite qu’après plusieurs mois ou même quelques années.

Mais ne t’inquiète pas, si tu conduis ta reconversion sérieusement, tu parviendras à tes fins. Tu te sentiras bien dans ta nouvelle activité professionnelle. Tu te sentiras utile. Tu prendras même du plaisir à travailler. Tu auras aussi trouvé le bon équilibre entre vie pro et vie perso. Et enfin, tu verras l’avenir avec optimisme. En résumé, tu auras fait disparaître toutes les causes qui t’ont amené à changer de vie professionnelle.

Tout ce que tu as toujours voulu savoir sur la reconversion professionnelle (sans jamais oser le demander ?)

Si tu as lu tout ce qui précède dans cet article, tu en sais déjà beaucoup sur le changement de vie professionnelle. Mais tu te poses sans doute encore tout un tas de bonnes questions que je n’ai pas encore abordées. Je n’attendrai pas que tu oses les poser, je les écris pour toi… Et j’y réponds aussi !

Y a-t-il un âge pour changer d’orientation professionnelle ?

Si vraiment tu as de bonnes raisons d’y penser, si tu sais pourquoi tu souhaites évoluer, et si tu as le bon état d’esprit (3 points que j’ai développés plus haut), alors dis-toi bien que le changement c’est maintenant !

Se poser la question du bon âge pour changer de vie professionnelle (et/ou personnelle d’ailleurs), c’est souvent se chercher une excuse pour ne pas le faire. Et si tu poses cette question à ton entourage, la plupart des réponses t’encourageront probablement… à ne plus y penser. C’est naturel : tes proches cherchent avant tout à te convaincre que tu es bien comme tu es, là où tu es !

Alors oui, on te dira souvent que tu es trop jeune, ou trop vieux, que c’est difficile, que c’est risqué, etc. On te dira beaucoup moins souvent que c’est courageux, audacieux, que tu as raison, qu’il est bon de vivre des expériences différentes dans la vie, que tu dois avant tout être bien et prendre du plaisir dans ce que tu fais. Enfin, si, ça aussi ton entourage te le dira… Mais pas tout de suite. On te le dira quand tu auras définitivement pris la décision, voire quand tu seras déjà dans ta nouvelle vie. Et d’ajouter : « tu as bien fait de ne pas nous écouter ! »

Tu n’es pas convaincu ? Tu verras à la fin de cet article, à travers des exemples de reconversion professionnelle bien réels et réussis, que l’âge n’a vraiment pas d’importance. Ça m’a surpris moi-même, en préparant cet article. Et tu verras une fois de plus que la clé de la réussite n’est pas une question d’âge mais d’être prêt.

Quand devient-il urgent de changer de vie professionnelle ?

Quel que soit l’âge, la reconversion professionnelle devient parfois une nécessité absolue, voire une urgence presque vitale. Tu penses que j’exagère ? Non, vraiment ! Ne connais-tu aucun cas de burn-out ? Au-delà même de cet état de crise aigüe, ne connais-tu pas des personnes continuellement déprimées ou dépressives ?

Bien sûr, l’état dépressif n’a pas toujours pour cause le travail. Mais ce qui est sûr, c’est que le stress permanent au travail affecte à la fois la vie professionnelle, la vie privée et la santé.

Je ne parle pas ici du stress de circonstance, dû par exemple à une tâche particulière, à une échéance à tenir, à une négociation en cours, etc. Ça fait partie du quotidien, on l’oublie aussi vite qu’on l’a senti venir.

Je ne parle pas non plus du stress lié à l’employeur, à la hiérarchie ou aux relations avec un ou plusieurs collègues par exemple. Là encore, c’est bien normal, on ne peut pas toujours bien s’entendre avec tout le monde. Et si ça devient vraiment insupportable, il y a des solutions plus faciles et tout aussi efficaces qu’une réorientation professionnelle. La solution peut probablement être trouvée dans la même entreprise ou, à défaut, en changeant d’employeur.

Stress professionnel permanent ? Il faut réagir !

Le stress dont la solution passe presque systématiquement par une reconversion professionnelle, c’est un état de stress continu, lié bien souvent à un métier exercé avec très peu d’intérêt et encore moins de plaisir. On se disait : « il faut bien un métier pour gagner sa vie. » Alors on avait choisi par défaut. Enfin, c’est ce qu’on pense. Mais en réalité, on ne l’a même pas choisi. On y a été conduit : par l’entourage familial (avec ou sans pression), ou parce que le métier qu’on souhaitait n’avait pas de débouchés, ou encore faute d’avoir pu suivre les études nécessaires…

Parce que le travail occupe une part importante de la vie des gens, le stress professionnel permanent ne les affecte pas seulement pendant le temps de travail. Il conduit à un état d’anxiété continu qui empêche de profiter des moments de détente à la maison, en famille, en week-end et parfois même d’une bonne partie des vacances. Et pourtant, la plupart des personnes affectées s’en accommodent : « ça a toujours été comme ça, c’est la vie… » Eh bien, non, ça n’est pas une vie ! Il faut absolument réagir avant qu’il ne soit trop tard, avant que ça tourne à la dépression ou que ça ait des conséquences sur la santé, sur l’entourage, etc.

Plus on attend, plus on s’enfonce dans une sorte de spirale infernale. Et plus ça coûte d’en sortir. Alors, si jamais tu reconnais quelqu’un dans cette situation, dis-lui qu’il doit absolument songer à une reconversion professionnelle. Et si tu t’y reconnais toi-même, tu sais aussi ce qu’il te reste à faire ! Une telle prise de conscience est finalement une chance de redonner du sens à ta vie professionnelle, et du bien-être dans ta vie en général.

Comment adopter le bon état d’esprit pour réussir sa reconversion professionnelle ?

Si tu songes à changer d’orientation professionnelle de façon préventive et volontariste, ton état d’esprit est sans doute déjà propice à réussir. Mais si tu agis dans l’urgence, sous la pression d’un burnout déclaré ou imminent comme celui que je viens de décrire, tu te demandes probablement comment parvenir à ce mindset optimiste qui est vraiment la clé. Dans tous les cas, ça n’est jamais simple d’acquérir et de maintenir en permanence une attitude et une pensée positives.

J’ai déjà parlé de ce sujet plus haut, pour te dire que c’est un pré-requis au démarrage de tout projet de reconversion. Je vais maintenant te donner plus de conseils qui t’aideront à y parvenir.

Sélection positiviste

Nos pensées sont très fortement influencées par ce que nous entendons et ce que nous voyons. Par exemple, à la télévision, si tu regardes trop les informations (qui traitent hélas le plus souvent des catastrophes, des violences, des dangers qui nous menacent, des problèmes, etc.), ton esprit va être dans un registre négatif. En revanche, si tu regardes plutôt des documentaires ou des témoignages qui parlent de solutions ou d’exemples à suivre, tes pensées seront naturellement plus positives.

La première chose que tu peux faire pour acquérir le bon état d’esprit, c’est donc de bien choisir tes programmes de radio ou télévision, mais aussi tes lectures de livres ou de la presse, tes activités sur ton temps libre et même les personnes avec lesquelles tu vas passer du temps et les sujets de discussion que tu vas avoir avec elles. N’hésite pas à mettre fin à des discussions négatives et propose des sujets plus réjouissants ! Cela surprendra sans doute tes interlocuteurs, mais certains t’en remercieront peut-être.

Accompagnement

Je te recommande aussi de songer à faire appel à un tuteur, mentor, coach, gourou… Nomme-le comme tu voudras : quelqu’un que tu charges de t’aider à adopter un bon état d’esprit, de te corriger quand tu penches vers le pessimisme, de te renvoyer des choses positives… Il peut s’agir d’un professionnel ou de quelqu’un de ton entourage. Et tu peux même en choisir plusieurs.

Pour aller plus loin…

Enfin, tu trouveras plein d’articles et encore plus de conseils sur internet. Dans cet article du blog “Tu réussiras”, par exemple, l’auteur t’invite à croire en toi, à rester concentré sur ton objectif, à prendre conscience de ton état d’esprit, de ton langage et de ton attitude, afin d’en corriger ensuite certains aspects pour être toujours dans un registre positif.

Combien de temps faut-il pour une reconversion professionnelle ?

Un projet aussi sérieux qu’un changement d’orientation professionnelle ne doit jamais être vu comme une course de vitesse, mais plutôt comme une épreuve d’endurance. Après avoir vérifié que tu es bien dans un état d’esprit favorable, donne-toi le temps d’aborder complètement toutes les étapes, les unes après les autres. Donne-toi d’abord le temps de faire le constat et d’analyser, puis de décider, d’agir et enfin de réussir.

Même si, dans certains cas, comme on l’a vu plus haut, il peut être urgent de changer de vie professionnelle, ne te mets jamais trop de pression en termes de délais. Ne te précipite pas. Mais ne t’arrête pas non plus en chemin ! Sois constant. Garde bien en vue tes objectifs. Reste concentré sur le parcours qui te permettra de les atteindre.

En bref, relis la fable de Jean de La Fontaine et sois la tortue plutôt que le lièvre ! Et pour répondre sans détour à la question : il te faudra peut-être 6 mois ou 1 an, peut-être 2, 3 ou même 5 ans si tu dois suivre une longue formation scientifique par exemple. En bref, ta reconversion professionnelle prendra le temps qu’il faudra.

reconversion professionnelle durée

Sois comme la tortue qui “se hâte avec lenteur”.

Changer d’orientation professionnelle, est-ce que c’est bien vu ?

Voici encore un autre facteur de stress inutile que se mettent en tête de nombreuses personnes quand elles ressentent le besoin de changer de vie professionnelle. En réalité, si tu te poses cette question, c’est que tu n’as pas encore l’état d’esprit nécessaire pour initier le processus.

Comme la question de l’âge, c’est une question que tu ne devrais pas te poser, une question qui revient souvent à chercher une excuse pour ne rien changer.

Et puis d’ailleurs, pourquoi serait-ce mal vu ? Ton employeur et ton entourage ne souhaitent-il pas que tu t’épanouisses dans ton travail ? La mobilité professionnelle n’est-elle pas bénéfique, autant pour l’employeur que pour le salarié ? N’est-ce pas positif de se lancer de nouveaux défis, d’avoir envie d’apprendre de nouvelles choses, plutôt que de rester indéfiniment dans sa zone de confort (ou d’inconfort) ?

Nous ne sommes plus au 19ème siècle… ni même au 20ème ! Si nos parents n’ont peut-être eu qu’un seul métier voire un seul employeur, cette époque est bien révolue. Notre ère numérique et nomade est propice aux mobilités fonctionnelles et géographiques. Et il vaut mieux aborder ces mobilités de façon active plutôt que de les subir.

Dois-je changer d’entreprise ou de métier ?

Voilà une question à laquelle chacun devrait bien réfléchir avant de se lancer tête baissée dans une reconversion professionnelle, ou au plus tard lors de la première étape du processus.

En effet, nombreux sont ceux qui pensent trouver leur bonheur dans un autre métier, qui se forcent à en faire un choix (parfois par défaut), avant de réaliser (trop tard) que leur métier initial leur plaisait vraiment. Et à l’inverse, certains s’aperçoivent a posteriori que leur changement d’employeur n’était pas une solution suffisante et que leur insatisfaction demeure.

Comme je l’ai écrit plus haut, un changement d’orientation professionnelle doit répondre à des objectifs particuliers. Et un simple changement d’entreprise répond à des besoins bien distincts.

On en revient donc au « pourquoi ? » En clair, il faut que tu saches quelles sont les vraies raisons de ton besoin de changement. Sont-elles liées à des aspects économiques, relationnels ou organisationnels propres à ton entreprise ? Ou bien veux-tu un changement plus profond, veux-tu vraiment apprendre un nouveau métier ? Enfin, es-tu prêt à faire quelques efforts supplémentaires pour atteindre cet objectif, et à accepter quelques risques qui vont avec ?

Réponds sincèrement à ces questions et tu sauras si tu dois simplement refaire ton CV et envoyer des lettres de motivation, ou si c’est bien une vraie reconversion professionnelle qu’il te faut.

Y a-t-il des situations particulières (selon diplômes, statut actuel, etc.) ?

Les clichés…

Quand tu commenceras à envisager une réorientation professionnelle, tu te souviendras avoir entendu ici ou là tout un tas de discours clichés comme ceux-ci : « sans diplôme, pas d’avenir » ; « fonctionnaire, c’est pour la vie » ; « tu as une trop bonne situation pour en changer » ; « tu n’as pas d’expérience pour te lancer là-dedans » ; « c’est pas à ton âge qu’on reprend les études ! »… Et tu entendras encore ces mêmes discours en écho quand tu parleras de ton projet.

Tu veux savoir ce que j’en pense ? Balivernes, fariboles, sornettes, bêtises ! Généraliser de la sorte, c’est vraiment stupide. (Et je m’excuse tout de suite auprès de celles et ceux qui tiennent ces propos mais je suis sûr qu’ils finiront par être d’accord avec moi.)

Encore une fois, ces clichés sont faits pour te protéger de l’incertitude, de la difficulté, et plaident pour que tu restes ad vitam æternam dans ta zone de confort… Or, justement, si tu songes à changer de vie professionnelle, c’est probablement parce que tu veux sortir de cette zone de confort. Si tu as lu cet article jusqu’ici, tu sais encore mieux qu’avant que ça sera pas toujours facile, que ça prendra du temps, que l’issue n’est peut-être pas celle dont tu rêves… Mais ça n’est pas ça qui va t’empêcher d’au moins essayer, de te mettre dans le bon état d’esprit, de commencer par réfléchir sur toi et par analyser. Et tu décideras ensuite de poursuivre ou non le processus de ta reconversion professionnelle jusqu’à son terme.

… et les convictions.

En réponse à ces discours pessimistes, conservateurs et soi-disant protecteurs, je te propose ces quelques convictions :

  • Il n’est jamais trop tard pour reprendre les études, pour entamer une formation professionnelle ou une remise à niveau.
  • Il existe de nombreux moyens de te former sans quitter ton emploi actuel : formation continue, formation à distance, cours du soir, stages de formation les weekends, etc. Consulte par exemple les nombreuses formations à distance proposées par les écoles du groupe Skill and You.
  • Certes, travailler dans la fonction publique offre certains avantages, notamment une certaine sécurité d’emploi. Mais rien ne t’empêche de te reconvertir dans le privé. Le gouvernement prépare d’ailleurs actuellement des mesures pour encourager les départs vers le privé.
  • Qu’est-ce qu’une « bonne situation » si elle ne t’apporte pas de plaisir ?
  • Les profils atypiques sont de plus en plus appréciés.
  • S’il fallait avoir de l’expérience pour décrocher un emploi, nous serions tous chômeurs à vie.
formation à distance reconversion professionnelle

Tu trouveras plein de formations à distance sur le site Skill and You.

Y a-t-il plusieurs types de reconversion en fonction du statut cible ?

L’idée même de reconversion professionnelle conduit à rechercher un emploi dans lequel tu te sentes bien. En particulier, cet emploi doit correspondre à ton projet de vie personnelle, à tes valeurs, à tes centres d’intérêts (suffisamment pour y consacrer, non pas tes loisirs, mais plusieurs dizaines d’heures de travail par semaine)…

Mais en plus de te choisir un métier particulier, tu vas choisir le statut, la catégorie professionnelle qui va avec. Et il est bon que tu sois conscient, avant de faire un choix, non seulement de la réalité de ton futur emploi, mais aussi des spécificités, avantages et inconvénients de la catégorie. Pour te guider, je te propose donc une typologie sommaire.

Salarié

Tu pourras être salarié, d’une entreprise privée (TPE, PME, grande entreprise, etc.), d’une entreprise publique ou semi-publique, ou encore dans la fonction publique (d’État, hospitalière ou territoriale). Le point commun entre tous ces emplois, c’est que tu auras un contrat de travail qui prévoira un certain nombre d’heures de travail et une ou plusieurs missions à remplir. En échange, tu percevras un salaire horaire ou mensuel, connu à l’avance (sauf pour d’éventuelles primes ou commissions fixées en fonction de tes résultats). En revanche, de nombreuses caractéristiques diffèrent selon que tu seras dans le public ou dans le privé, dans une convention collective ou une autre, dans une grande entreprise ou une petite, etc.

Travailleur non salarié

Tu peux choisir d’être travailleur non salarié. C’est le cas notamment des petits commerçants, artisans, professions libérales, prestataires de services freelance et autres micro-entrepreneurs… Dans cette catégorie, tu as beaucoup plus de liberté que dans la précédente, mais tu prends aussi beaucoup plus de risques. Pour réussir, tu dois souvent investir beaucoup plus de temps qu’un salarié ne le ferait, ainsi qu’une quantité variable de capitaux (ne serait-ce que pour subvenir à tes besoins personnels et familiaux pendant les premiers mois ou années d’activité).

Entrepreneur, investisseur, générateur de revenus passifs

Enfin, tu peux devenir entrepreneur ou investisseur. Tu crées une entreprise ou tu investis dans une ou plusieurs sociétés existantes. Ou bien encore tu crées ou tu distribues des œuvres artistiques ou autres biens immatériels. Là aussi, tu portes tous les risques. Ça demande un investissement au départ, en temps et en argent (dans des proportions très variables). Ensuite (et le différé est lui aussi variable d’un contexte à l’autre), cet investissement va générer des revenus de manière relativement passive et sur une période plus ou moins longue.

Quelques idées de reconversion professionnelle

Maintenant que j’ai répondu à toutes ces questions et éclairci quelques doutes, tu te dis peut-être que tu devrais réfléchir à changer d’orientation professionnelle. Tu voudrais bien un métier qui non seulement te permette de vivre, mais si possible de bien vivre ! Il ne s’agit pas seulement de gagner plus ou d’avoir plus de sécurité dans ton emploi. Tu aimerais sans doute aussi que ton travail corresponde à tes centres d’intérêts, à tes passions, à tes valeurs.

Mais avoir une passion est une chose, savoir en faire son métier en est une autre… Je te recommande vivement de commencer par te former, avant même de quitter ton job actuel. Une formation est un bon moyen non seulement d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles, mais aussi de confirmer que ce qui n’est jusqu’à présent qu’un loisir resterait aussi plaisant en tant que travail.

De la passion au métier :  n’oublie pas la formation !

Voici quelques exemples dans lesquels tu t’identifieras peut-être, et pour chaque exemple un organisme de formation qui pourrait t’aider :

  • Tu aimes cuisiner, faire ton pain ou régaler amis et famille avec tes pâtisseries ? L’École des pros a plusieurs formations pour toi, à distance et même en alternance (une option vraiment recommandée dans ces métiers).
  • Si ton truc c’est plutôt de permettre aux gens de faire de beaux voyages ou de passer d’agréables séjours à l’hôtel, tu trouveras aussi des formations à distance dédiées au tourisme dans le catalogue très fourni du site Educatel.
  • Tu as les pouces verts ? La nature t’inspire ? Tu aimerais peut-être devenir jardinier ou paysagiste, ou encore fleuriste. Tu peux suivre une formation à ton rythme avec Natura-dis.
  • Si tu as un faible pour les animaux, l’IFSA peut te préparer par exemple aux métiers d’éleveur, d’éducateur canin, de toiletteur ou encore de pet sitter.
  • Tu es de nature créative et artistique ? As-tu déjà pensé à travailler dans la décoration d’intérieur, la photographie, le graphisme, le dessin ? Ou peut-être dans la mode et le stylisme ? Va consulter le site Lignes et Formations.
  • Tu ressens une vocation pour servir l’État ou les collectivités territoriales ? Les Cours Servais sont spécialistes de la préparation aux concours de la fonction publique, tant pour des postes administratifs que pour des métiers de terrain comme gendarme, gardien de la paix ou douanier par exemples.
  • Enfin, si tu as la fibre sociale, tu aimerais peut-être travailler au service des personnes âgées, de la petite enfance, ou comme éducateur, ou encore dans le domaine paramédical. Le Cours Minerve est une référence historique et propose maintenant des formations à distance pour de nombreux métiers de l’humain.

Ce ne sont que quelques idées parmi tant d’autres bien sûr. Mais je voulais te remettre en tête le chemin pour ta réflexion : te demander ce que tu aimes, puis te projeter dans de possibles métiers et enfin suivre une formation pour te donner toutes les clés.

Quelques témoignages

Avant de conclure ce dossier reconversion professionnelle, j’ai pensé intéressant de partager avec toi quelques expériences parmi tant d’autres. Tu verras qu’elles diffèrent les unes des autres en termes d’âges, de métiers, de durée du processus, etc. Mais tu remarqueras sans doute aussi que ces différents témoignages montrent des motivations très semblables. Il s’agit bien souvent de mettre la vie professionnelle en cohérence avec les envies et les intérêts plus personnels, pour ne pas dire avec la personnalité de chacune et chacun. À en croire les intéressé(e)s, ça vaut vraiment le coup !

Et si tu veux lire encore plus de témoignages suite à des reconversions professionnelles réussies, je te conseille d’aller sur le site Nouvelle vie professionnelle.

feedback changement d'orientation professionnelle

Des témoignages à la pelle sur le site Nouvelle vie professionnelle.

Alice, le changement d’orientation professionnelle à 20 ans

Très bonne élève, parfaitement trilingue, Alice s’était lancée sans trop réfléchir dans des études prestigieuses, à Londres, dans le domaine des relations internationales. En première année, elle trouve ça intéressant mais très théorique. Elle commence à se projeter dans la vie professionnelle. Et elle ne voit pas vraiment quel métier elle souhaiterait exercer dans cette filière.

Surtout, elle constate le décalage avec ses camarades d’études. « La plupart étaient là pour de vraies raisons. Souvent plus âgés, plus mûrs, passionnés, ils ou elles lisaient beaucoup, faisaient des recherches, etc. » dit-elle.

C’est pendant les vacances de Noël, en deuxième année, qu’elle décide de ne pas poursuivre. Pourquoi ? « Ces études coûtaient cher et je n’en voyais pas l’utilité pour moi. »

Elle prend alors une année de césure, avec une petite idée derrière la tête : « voir si le domaine de la restauration me plairait. » Elle explique : « J’étais intéressée par la cuisine, j’avais déjà fait un stage d’été dans un gastro-bar. Ça m’avait plu mais je ne pensais pas encore vraiment à mon avenir professionnel. »

Elle trouve alors un job, « en service, mais c’était un petit restaurant sympa et j’étais toujours près de la cuisine. Je conseillais les clients dans leurs choix. Je participais même à la préparation des petits-déjeuners. » L’ambiance de travail en restauration lui plaît, même si elle travaille principalement en service. Alors elle est confiante sur le fait que la cuisine lui ira comme un gant.

Elle postule avec succès à plusieurs grandes écoles de cuisine et elle choisit d’entrer à l’Institut Paul Bocuse. Aujourd’hui, après 3 ans d’études très pratiques, elle termine son dernier stage, effectué au Celler de Can Roca, un des meilleurs restaurants au monde. Et elle s’épanouit pleinement dans ce qui est désormais sa voie professionnelle.

Émilie et Karl, de l’Éducation Nationale à la création d’entreprise à l’étranger

La quarantaine passée, et après avoir travaillé plus de 40 ans à eux deux dans l’Éducation Nationale, Émilie et Karl décident de changer de vie professionnelle et personnelle. Leur projet ? Créer leur propre entreprise à l’étranger.

Émilie était « tombée sous le charme » de l’archipel portugais des Açores, au beau milieu de l’océan Atlantique, quelques années plus tôt. Alors, elle démissionne et part sur l’île de São Miguel, à la recherche d’une propriété à vendre.

Ses objectifs : « Partir vivre et se ressourcer aux Açores. Rencontrer des personnes d’horizons divers, ayant des parcours de vie variés et partager des moments forts autour de leurs envies, de leurs projets. Créer et animer une communauté de porteurs de rêves et les aider, à ma façon, à transformer ces rêves en possibles. » En bref, une reconversion professionnelle au service d’autres projets de changements professionnels ou personnels.

Quelques mois plus tard, Karl se met en disponibilité de l’Éducation Nationale et ils démarrent ensemble leur projet Novovento (« vent nouveau » en portugais). Karl définit Novovento : « une nouvelle aventure, la concrétisation d’envies très anciennes et de désirs nouveaux. La conjonction de tout ce que j’ai appris à faire et de ce que je n’ai encore jamais fait. Une tentative d’honnêteté vis-à-vis de mes aspirations profondes et le bonheur d’inventer un quotidien en mouvement, fait de proximité avec la nature, d’ouverture à l’autre et de création de soi. »

Aujourd’hui, après leur première année d’exercice, leur reconversion professionnelle est bien engagée dans sa 4ème et dernière étape, celle de la réussite. Au prix d’efforts incessants, Novovento accueille déjà de nombreux freelances en coworking ou simples vacanciers en quête de renouveau. Et la communauté des digital nomads commence même à s’y intéresser. Karl travaille actuellement sur une nouvelle offre « accompagnement de projet de vie », basée sur une approche design thinking.

Surtout, Émilie et Karl ont non seulement plaisir à travailler, ils apprécient aussi leur qualité de vie dans un superbe cadre naturel. Et ils sont ravis de voir que l’environnement qu’ils ont créé, les services et les ateliers qu’ils proposent, permettent à leurs visiteurs de « se ressourcer, partager et créer ».

changer de vie professionnelle se ressourcer

Novovento : “se ressourcer, partager et créer” dans une maison açorienne avec vue sur l’océan.

Rémy, ex-salarié devenu auto-entrepreneur : « un long cheminement, et à la fin un vrai bonheur »

Rémy a « mûrement réfléchi » sa reconversion professionnelle.

20 ans salarié…

Pendant plus de 20 ans, il était salarié, notamment dans la bancassurance puis pour une grande entreprise de services du numérique. Périodiquement, il ressentait le besoin de rompre avec une certaine routine et de découvrir de nouveaux horizons. C’est ainsi qu’au cours des 8 dernières années, il a pris 2 congés sabbatiques et plusieurs fois un mois de congés sans solde pour « voyager en prenant le temps de vivre », sa définition du slow travel.

Au début de cette année, à 46 ans, il décidait enfin de changer de vie professionnelle. « Pour qu’elle ne soit plus un frein à mes projets personnels » explique-t-il. Sa reconversion professionnelle répond alors à 2 attentes persistantes : « avoir une très grande liberté en termes de mobilité géographique, et travailler dans des activités professionnelles qui collent à mes passions. »

… et finalement auto-entrepreneur.

Rémy, passé autoentrepreneur, commence par offrir une large gamme de services dans les domaines de l’écriture, des langues et du voyage. Il travaille presque exclusivement à distance, sans nécessité de rencontrer physiquement ses clients. Avant d’entamer sa seconde année d’exercice, il partage avec nous son premier bilan :

« Je n’ai aucun regret, bien au contraire. Je me sens beaucoup plus libre : libre de voyager et de rester ici ou là, libre d’organiser mon temps, de travailler sans me soucier de savoir si c’est une heure ou un jour raisonnable pour travailler, libre de profiter d’une belle éclaircie pour partir en randonnée…

Surtout, je suis beaucoup plus créatif que je ne l’étais avant, non seulement dans l’exécution des missions pour mes clients, mais aussi dans ma propre stratégie et ma tactique. J’ai plein de nouvelles idées. Je les teste, ça marche ou pas, mais en tout cas je prends du plaisir et j’apprends. Je suis libre de saisir telle ou telle opportunité, ou pas ! Par exemple, je vais probablement abandonner la traduction, très concurrentielle et faiblement rémunératrice de nos jours. Et je vais redéfinir mes services liés au voyage en les associant au coworking.

Bien sûr, le statut d’auto-entrepreneur a aussi des inconvénients et des contraintes, mais j’ai beaucoup plus de récompenses, notamment celles liées à la satisfaction de mes clients. Recevoir tant de remerciements et d’évaluations positives de la part de mes clients, c’est un vrai changement par rapport à l’indifférence souvent ressentie en tant que salarié !

Économiquement, je pioche encore dans mes économies. Mais je pense atteindre le point d’équilibre entre revenus pro et dépenses perso au cours de ma deuxième année d’exercice. C’est ce à quoi je m’attendais dès le départ, donc tout va bien ! »

Moi, Nico, ingénieur informaticien devenu blogueur professionnel

Eh oui, je me suis moi aussi reconverti. Je ne suis pas né blogueur. Et je ne me suis pas formé (dans le sens académique du terme) au blogging.

L’informatique : une passion passionnelle qui tourne à l’ennui professionnelle

Depuis tout petit, j’aime l’informatique et plus particulièrement la programmation. J’adore créer une petite appli, un petit programme avec mes mains, en partant de rien.

Oui mais voilà. Cet idéal de création est très difficile à concrétiser dans le monde de l’entreprise. Sauf si tu parviens à travailler dans une startup, quand tu es ingénieur informaticien, les entreprises t’utilisent comme de la chair à saucisse et te placent chez un client, puis un autre, en tant que « consultant informatique ». Tu te retrouves à récupérer les programmes des autres, rajouter une ligne ou deux de code à droite à gauche, et roulez jeunesse ! Niveau création, c’est beaucoup trop limité. Niveau hiérarchie et bureaucratie, comme dans beaucoup d’emplois, c’est plutôt illimité.

Résultat : je m’ennuyais pas mal, je n’apprenais presque rien et je ne m’épanouissais pas.

Inspiré par deux livres et quelques blogs

Puis c’est là qu’un ami m’a fait découvrir deux livres qui ont changé ma vie : La semaine de 4 heures de Tim Ferriss et The Millionaire Fastlane de MJ de Marco. Ces deux livres parlent de revenus passifs, d’épanouissement et de comment décorréler le temps que tu passes à travailler et l’argent que tu gagnes. En gros, tu gagnes de l’argent même en dormant.

Je me suis évidemment plongé là-dedans à fond, cherchant un moyen d’atteindre l’indépendance financière. J’avais toujours été attiré par des voies alternatives pour gagner sa vie. Et quand ce même ami a commencé à me parler de ces blogueurs américains qui gagnent leur vie en créant des sites de niche, je m’y suis fortement intéressé. Je me rappelle encore : ma boîte m’avait envoyé un mois au Mexique pour bosser et pourtant, le soir, au lieu de découvrir la culture et de me remplir de tacos, je passais mon temps à lire des blogs américains et à m’auto-former sur le sujet des revenus passifs et des sites de niche. A mon retour, je me levais plus tôt le matin pour continuer de lire sur le sujet et pour expérimenter.

Confiance et persévérance

Et après quelques sites qui ont rencontré un succès mitigé (mais m’ont néanmoins mis sur la voie des revenus passifs), j’ai finalement lancé le site ABC Argent. J’y croyais dur comme fer. La thématique était prometteuse et ce site devait me permettre de démissionner de mon travail.

J’ai bossé énormément dessus. Avant de recevoir mes premiers euros, j’ai probablement passé plus de 300 heures sur ce projet. Et oui, changer sa vie, se reconvertir, c’est un investissement en temps très important, et il faut être persévérant. Et aussi opportuniste. J’ai profité d’une année d’expatriation au Mexique, et d’une grande autonomie dans mon emploi, pour travailler encore plus sur le blog (oui oui, depuis mon travail). Mais le résultat a été bien au-delà de mes espoirs les plus fous. À mon retour du Mexique, 2 semaines après je posais ma démission : je gagnais déjà autant que dans mon emploi.

Épanouissement professionnel et personnel

Et désormais, être blogueur professionnel n’est plus seulement un travail, c’est aussi un mode de vie que j’adore. Je prends toutes les décisions pour mener à bien mon business. Je n’ai ni patron ni client. Je travaille vraiment quand je veux (et donc, souvent, si je n’ai pas envie, je ne travaille pas).

Et surtout, l’aspect le plus important pour moi : je travaille d’où je veux. Plus besoin de poser des jours de vacances. Je pars en vacances quand je veux. Depuis que je suis à temps plein, j’ai voyagé et bossé depuis l’Espagne, la France, la Belgique, l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande, le Vietnam, les Philippines et bientôt l’Équateur et le Mexique.

Au final, changer de voie professionnelle m’a permis de m’épanouir professionnellement et personnellement. Et d’accomplir un rêve : travailler différemment.

Et tu te demandes sûrement ce qu’est devenu ma première passion, l’informatique ? Je continue de développer. J’ai quelques projets par-ci par-là. J’expérimente ce qui me plaît, et je construis petit à petit des petites applications web fonctionnelles qui me sont utiles. Je décide de ce que je fais. Et j’adore ça.

Conclusion

Voilà, pour conclure ce dossier complet sur la reconversion professionnelle, je vais rappeler quelques idées fortes qu’il faut absolument que tu retiennes.

Si tu décides de changer d’orientation professionnelle, fais-le sérieusement. Gère ça comme un projet. Veille à avoir le bon état d’esprit, à avancer avec constance mais sans précipitation. Tâche aussi d’avoir un regard objectif sur toi-même, sur tes envies, sur tes capacités. N’hésite pas à demander conseil à des professionnels ou au moins à des gens de ton entourage.

Qu’elle soit issue d’une démarche volontariste ou au contraire déclenchée de façon subie, une reconversion professionnelle doit toujours être vue comme une opportunité. Mais tu as compris que le job idéal n’existe pas. Il faut que tu sois toujours conscient des inconvénients du métier vers lequel tu souhaites t’orienter.

Le plus souvent, la reconversion professionnelle est en fait une quête de sens. Il s’agit d’améliorer ta satisfaction, non seulement dans le domaine professionnel mais aussi dans ta vie perso. Alors, si tu décides de te lancer dans un tel projet, je te dis bravo. Et je te souhaite une belle réussite ! Surtout, n’hésite pas à revenir partager ton expérience ici en commentaires.

5 Commentaires ... et vous?

  1. Et pourquoi pas tester le métier avant de vraiment se décider à se réorienter ? J’ai eu l’occasion d’expérimenter la chose avec http://www.testmonjob.fr
    Mon choix était fait, il me restait plus qu’à confronter la réalité du métier avec mon envie. Je ne voulait pas reprendre une formation sur un coup de tête, j’ai déjà passé trop de temps dur les bancs de l’école. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir pu intégrer un master en événementiel et je suis sereine par rapport à l’avenir, parce que grâce à Test Mon Job qui permet de “tester un métier avant de s’engager”, cette reprise d’étude ne s’est pas fait sur un coup de tête.

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    • Bonjour Charlotte,
      Merci, je ne connaissais pas. C’est une bonne idée 🙂
      Nicolas.

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  2. Alors là, impressionnant ! Grand coup de chapeau à toi pour ce boulot énorme Nico !
    Comme tu le dis bien, on est carrément plus sur un dossier complet qu’un simple article.

    Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que tu es très réaliste et objectif sur la question. De prime abord, comme tu t’es reconverti avec beaucoup de succès depuis fort longtemps, je pensais que tu allais être dans l’optique “Mais bien évidement que vous devez vous reconvertir ! Vous avez tous des boulots à la c.. qui ne vous procurent aucun plaisir, faites comme moi, démissionnez et vivez vos rêves !!”. Mais pas du tout ! Tu es au contraire très responsable dans ton discours, sans cacher les difficultés de la reconversion, et sans la présenter comme une solution miracle et systématique à tous les pépins du salariat. C’est très honnête de ta part, bravo 🙂

    En outre, le dossier est vraiment très complet. J’ai apprécié la présentation de la démarche comme un véritable projet, à mûrement réfléchir étape par étape, pour aboutir à une reconversion réussie et en relative douceur. Il s’agit clairement d’une décision importante : tu as très bien expliqué comment la prendre, puis la mettre en œuvre de la façon la plus efficace possible.

    Bravo pour ce travail très qualitatif et énormément documenté !

    Sév

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    • Salut Sév,
      Évidemment qu’il ne faut pas cacher les difficultés que cela suppose. Mais j’ai aussi en tête un article sur le concept des “jobs à la con” (bullshit jobs), tu connais?
      Je vais être honnête avec toi : l’article a été écrit en collaboration avec un ami rédacteur, qui lui aussi vient de se reconvertir. Sans lui ça n’aurait pas été aussi complet. Je lui passerai tes félicitations.
      Nicolas.

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      • Coucou Nico.

        Je ne connaissais pas intimement les “jobs à la con” non, du moins j’ignorais que cela avait fait l’objet d’une théorie à succès. Malheureusement, c’est quelque chose dont j’ai assez conscience, même intuitivement. Je ne pensais simplement pas que ça avait été étudié de près, et que ça touchait tant de monde !

        Tu peux en effet féliciter ton ami 🙂
        Si sa reconversion a été dirigée vers la rédaction justement, je pense qu’il a fait un bon choix 😉
        Sév

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