Publier un livre en auto-édition … et gagner de l’argent


Il y a 10 ans, si tu souhaitais publier un livre, c’était le parcours du combattant. Il te fallait donc d’abord… écrire un livre (la partie la plus dure), contacter des dizaines de maisons d’édition, leur envoyer ton manuscrit, recevoir approximativement zéro réponses, recommencer, allumer un cierge, et espérer que quelqu’un allait enfin te remarquer.

Mais heureusement, tout cela a changé. Maintenant, n’importe qui peut écrire un livre, l’éditer et le publier, sans devoir y laisser sa fortune et sans pour autant connaître du monde.

Cela s’appelle l’auto-édition et c’est devenu très à la mode ces dernières années, en partie grâce à Amazon et à ses liseuses électroniques.

Oui, tu ne rêves pas, tu peux désormais faire publier un livre. Et d’ailleurs, pas seulement en version digitale, mais aussi en version papier, grâce à CreateSpace (justement, un outil d’Amazon).

vendre des ebooks en ligne

Pour toucher un plus large public, publie ton livre en version papier et en version ebook.

Comment ça marche ?

L’auto-édition consiste à publier un livre soi-même, sans passer par un éditeur. Tu l’écris, tu le relis (ou tu le fais relire), tu le mets en ligne et voilà ! Ton livre est disponible dans le monde entier. Ou presque.

Le principal avantage, c’est que tu n’as plus à te faire accepter par une maison d’éditions. Donc le frein le plus grand pour être publié vient de disparaître.

Cependant, tout n’est pas rose. Ton rôle ne va plus seulement se limiter à l’écriture, mais tu devras donc faire du marketing, parler de ton livre, créer une communauté sur les réseaux sociaux et l’animer, tout cela dans le but d’obtenir de nouveaux lecteurs et te faire relayer par des blogs littéraires.

Cela n’a rien de facile non plus, mais cela ne dépend quasiment plus que de toi. Et ça, c’est parfait ! Car si tu as écrit un chouette livre, et que tu arrives à faire parler de toi, alors c’est dans la poche !

On peut vraiment “réussir” dans l’auto-édition ?

Bien sûr. Des gens comme toi et moi se sont réveillés un matin, ont décidé d’écrire, ont publié leur livre sur Amazon et ont commencé à se faire connaître.

Par exemple, Sonia Dagotor est régulièrement citée dans les médias comme un exemple. Comme l’héroïne de sa saga “Épouse, mère et working girl”, Sonia est mariée, a de jeunes enfants et un travail plus que prenant. Pourtant, ses livres ont remporté de grands succès (des dizaines de milliers de vente). Et elle a même remporté un prix de littérature.

Un autre exemple ? Jean-Baptiste Viet est responsable informatique chez Orange le jour, et blogueur/auteur auto-édité le soir. Après avoir réussi dans le blogging, il a décidé de partager sa passion via un livre qu’il a lui-même écrit et publié sur Amazon : “BlogBuster – Comment gagner de l’argent avec un blog?” dont je te parlais ici.

Moralité : oui, on peut réussir. Et oui, n’importe qui peut réussir. Et tu peux même réussir en ayant un travail à côté.

Attention, j’ai pas dit que c’était facile

Si tu m’as lu jusque là, tu pourrais presque croire que je t’ai dit que c’était facile.

Non, ça ne l’est pas.

J’essaie juste de te dire que c’est plus facile qu’avant, car tu n’as plus la barrière de la maison d’édition. Mais tu dois maintenant entrer en compétition contre des dizaines ou centaines d’auteurs auto-édités comme toi. La qualité doit donc être au rendez-vous, plus que jamais.

Quelques astuces pour publier un livre en auto-édition… et réussir !

Être un auteur connu et reconnu ne tient pas qu’au contenu. Malheureusement, tu peux écrire la meilleure nouvelle de tous les temps, si personne ne te lit, ça n’aura pas servi à grand-chose… Editer un livre, ça n’est pas ton métier, mais ça s’apprend.

Choisis un sujet que tu maîtrises

Si tu ne te sens pas d’écrire un roman à l’eau de rose, rassure-toi, il n’y a pas que ce genre d’ebooks qui a du succès.

D’ailleurs, tu n’es même pas obligé d’écrire un roman. Tu peux écrire un guide, ça marche très bien aussi. Beaucoup font ça. Parfois pour compléter un blog. Ou parfois l’inverse : ils écrivent d’abord un guide et, voyant que celui-ci a du succès, ils lancent ensuite leur blog.

Tous les sujets sont probablement propices à un guide, mais il y a des sujets un peu plus “à la mode” que d’autres : les drones, l’intelligence artificielle, les cryptomonnaies…

Écoute ton futur lecteur

Si tu décides d’écrire, tu dois réfléchir à ton lecteur idéal. A ses attentes. Aux émotions qu’il souhaite ressentir en lisant ton œuvre d’art.

Pour en savoir plus, tu peux rejoindre des groupes Facebook de lecteurs, ou des forums de discussion, et leur soumettre tes idées. Voire des passages de ton livre.

Recueillir un feedback avant de finaliser l’écriture, c’était impossible il y a 10 ans. Et maintenant, grâce à Internet et aux réseaux sociaux, c’est une opportunité que tu ne dois plus manquer.

Soigne le titre et la couverture

Il y a quelques jours, je suis entré dans une librairie de quartier, dont la spécialité était les livres engagés sur des sujets de société (féminisme, migrations, écologie…). Tous ces sujets m’intéressaient et je voulais un livre pour “débuter”.

Devant les rayons remplis de livres tous plus inconnus les uns que les autres, mon seul critère a été de me fier au titre et à la couverture des livres. Ce n’est que lorsque le titre m’intriguait que je daignais y jeter un œil plus longuement pour voir de quoi il retournait.

Donc oui, une couverture et un titre captivants peuvent vraiment te différencier d’un livre qui ne sera jamais ni ouvert, ni acheté.

Et d’autant plus si tu décides de t’auto-éditer en ligne. Car sur Amazon, c’est encore plus compliqué de feuilleter un livre. Le titre et la couverture acquièrent de ce fait une importance accrue.

Si tu n’as aucune idée ni créativité pour créer une jolie couverture, il existe des sites Web dédiés à cet effet, comme Canva. Tu peux également faire appel à un freelancer sur 5euros ou sur Malt.

auto-édition relecture correction

N’oublie pas de relire ou faire relire ton livre… Les fautes d’orthographe, ça fait tache !

Relis ou fais relire

Cela va de soi, mais tu dois absolument relire ton livre avant sa publication. Et si c’est pour toi un projet vraiment sérieux, alors n’hésites pas à faire appel à un correcteur professionnel, à nouveau sur 5euros ou sur Malt.

Ça m’est déjà arrivé de payer pour un livre auto-édité bourré de fautes et c’était vraiment désagréable. Du sang a coulé de mes yeux…

Ton orthographe peut être moyenne, ce n’est pas grave. Mais publier un libre sans l’avoir relu ou fait relire, ça, c’est impardonnable !

Prépare un lancement digne de ce nom

Que tu ne passes pas par une maison d’édition ne veut pas dire que tu dois te lancer dans le plus grand secret.

Je ne vais pas te mentir : tu n’auras pas la force de frappe d’une maison d’édition, qui aurait pu directement mettre ton livre dans toutes les mains, dans toutes les librairies et sur tous les plateaux télés.

Mais tu as quand même quelques cartes en main.

Par exemple, les groupes Facebook dont je te parlais plus haut. Ou les forums de discussion. Tu auras pris contact avec de futurs lecteurs. A toi donc de les prévenir avant le lancement et de mettre en place un compte à rebours avant la date de publication.

Tu peux également rentrer en contact avec des blogueurs. Ou d’autres auteurs auto-édités comme toi. L’entraide est très importante dans ces communautés.

Tu dois évidemment faire appel à tes amis et ta famille, pour qu’ils soient les premiers à acheter le livre sur Amazon lors de sa publication (quitte à leur rembourser l’achat ensuite). Ils pourront ainsi laisser de jolies évaluations qui te feront monter dans les classements Amazon.

Réfléchis aussi à ta stratégie de prix. Publier un livre avec un prix d’appel les premiers jours est généralement une bonne idée, comme le soulignait Jean-Baptiste Viet, évoqué plus haut, dans un autre de ses livres, justement consacré à l’auto-édition.

auto-édition marketing networking

Utilise à fond les réseaux sociaux, forums de discussions et autres communautés pour faire connaître et vendre ton livre.

Demande à tes lecteurs de parler de toi

Une idée simple mais qu’il est pourtant facile d’oublier.

Il s’agit tout simplement de demander à tes lecteurs, en fin de livre par exemple, de te laisser une évaluation sur Amazon.

Tu peux aussi leur demander de laisser un avis sur ta page Facebook. Ou encore de parler du livre autour d’eux.

Lance-toi dans un deuxième livre

Publier un second ebook permet souvent d’augmenter les ventes du premier livre. Soit par “inertie”, soit parce que tu proposeras toi-même un pack à prix réduit.

Conclusion

Tu l’as bien compris, pas besoin d’avoir l’imagination torturée de Stephen King pour se lancer et rencontrer du succès. Et pas besoin non plus de maison d’édition pour vendre des ebooks en ligne ou pour publier un livre papier.

Alors pèse le pour et le contre, commence à écrire et tu verras, avec un peu (beaucoup) d’effort, tu pourras rapidement apparaître dans des listes d’ebooks et dans les classements des meilleures ventes d’Amazon.

14 Commentaires ... et vous?

  1. Merci pour cet article Nico,

    je peux rajouter qu’il est indispensable de faire un sondage auprès de son audience avant de rédiger l’ebook, le but est de proposer à son audience la réponse à un problème identifié.

    Voici une technique pour récolter l’avis des lecteurs. offrir un lead magnet (ebook gratuit) en échange de l’adresse mail de l’internaute, puis ensuite le rediriger vers une page de remerciement, sur cette page tu peux mettre un sondage avec Google Forms ou tu vas demander la principale frustration de ton audience. Tu auras alors le sujet de ton ebook. De plus tu pourras par la suite proposer ton ebook à ces lecteurs qui ont répondu au sondage et avoir tes premiers clients.

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    • salut Johann,

      merci pour ton commentaire. pour ma part dans l’article je parlais plutôt du cas général de la l’autopublication, peu importe que l’on ait déjà une audience ou pas. Mais effectivement, ce que tu dis est une bonne idée dans le cas d’un blog sur un sujet en particulier.

      Nicolas.

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  2. article sponsorié Nicolas ?

    fais gaffe qd meme 😉

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  3. Bonjour ! Merci de m’avoir citée ! Il faut y croire, c’est vrai. Pour ma part, le succès n’est pas arrivé au premier livre. Il faut être persévérant et exigeant. Malgré tout, le rêve absolu serait quand même de voir tous mes livres en librairie.
    Sonia

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  4. Merci Nicolas pour la mention de mon aventure dans l’autoédition. De très bons conseils dans ton article.

    Un auteur autoédité doit en effet être multicasquettes : l’écriture, ce n’est que la moitié du job. Il faut réussir à faire tout le temps parler de son livre.

    La fiction (roman, thriller, SF, livres à l’eau de rose) est un genre qui vend beaucoup mieux que les livres pratiques ou informatiques (rapport de 1 à 10).

    En auto-edition, 2/3 des ventes sont des ebooks, donc très important d’avoir un ebook bien formaté (EPUB et pas PDF) et un prix inférieur à 5€,seuil psychologique pour préfèrer l’ebook au livre papier. Il faut bien sûr le publier sur Amazon (kdp), mais aussi sur Kobo (Fnac) et ibookstore (Apple).

    À noter aussi que l’autoédition est un formidable tremplin pour être repéré par un éditeur traditionnel. J’en suis le parfait exemple (un livre publié chez Eyrolles et un 2e en cours de publication) et ne doute pas que Sonia Dagotor se fera un jour, elle aussi repérée, par une grande maison d’édition pour être visible chez les libraires.

    Avant elle, tu as Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valogne, Jacques Vandroux et bien d’autres qui ont cartonné comme elle en auto-edition pour se faire signer chez un grand éditeur plus tard. Un auteur qui vend en auto-edition, vendra chez un grand éditeur.

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    • Salut Jean-Baptiste, justement je voulais t’envoyer un message pour te dire que j’avais parlé de ton blog 🙂 Merci d’être passé par là et de partager tes connaissances à ce sujet 🙂 Au plaisir!

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  5. L’auto-édition ou le passage par une maison d’édition – je ne pense pas que ce soit le plus important ! Vivre de sa plume n’est pas une tâche facile – tout comme d’autres activités qui touchent à l’art, la musique et la culture. Il n’y a qu’aux USA et en UK qu’un auto édité ou indépendant peut faire la différence (et gagner de l’argent).

    En France, il y aura toujours cette fausse croyance qui fait penser qu’il faut passer par une sorte de reconnaissance institutionnelle. C’est utile pour la masse.
    La venue de l’ebook pourrait changer la donne ! Amazon a fait très fort en bouleversant un peu le vieux monde de la littérature.
    À voir avec le temps et la nouvelle génération…

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  6. Merci pour ce super article Nico !

    J’avais vu un bon reportage sur le sujet, retransmis sur YT. L’opportunité est fascinante, l’auto-édition est vraiment un concept qui me parle beaucoup.

    Je doute m’y mettre de sitôt, tant j’ai de choses à faire en qualité que rédacteur web. Mais si j’atteins un jour un rythme de croisière stable, qui me laisse un peu plus de temps libre, il faudra vraiment que je resonge à l’auto-édition.

    En outre, plus j’écris pour les autres, plus ça me donne envie d’écrire pour moi-même ^^

    C’est vraiment plaisant de voir un domaine (de plus) qui s’ouvre plus facilement à la concurrence et à la liberté d’entreprendre.

    Sév

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    • Salut Sév, merci d’être passé par ici! Oui beaucoup se lancent ces dernières années. Comme partout, les places sont chers, mais toi qui écrit beaucoup et bien, tu peux probablement te faire une place. Tu as déjà une idée de ce que tu aimerais écrire?

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      • Salut Nico !
        Oui, c’est ce que je crains , que la concurrence soit très rude. Je ne pense pas être absolument inapte à me démarquer, mais avec mon job de rédacteur en même temps, difficile de trouver du temps et de la motivation pour écrire – surtout quand son boulot est déjà d’écrire ^^

        Encore qu’écrire pour soi-même n’a rien à voir avec écrire pour les autres, comme je le disais.

        J’aurais 2 vagues idées oui : de la fiction (j’ai une histoire qui me trotte dans la tête depuis des années. J’avais très timidement commencé à en écrire les premières lignes en… attend que je retrouve… janvier 2011), et un e-book sur la manière de gérer son argent.

        Dans le premier cas, j’ai peur que mon histoire soit trop de niche pour trouver son public, et l’ampleur du travail tend à me paralyser. Dans le second, j’ai un GROS syndrome de l’imposteur, à tel point que je ne suis pas sûr qu’il ne soit pas légitime : je suis à peine au début d’une nouvelle aventure financière, cousue d’incertitudes, je me vois donc mal donner des conseils sur la manière de mener ses finances ! Surtout que, contrairement à la fiction, ce sujet a été essoré Dieu sait combien de fois.

        Mais enfin, ça reste là, à trotter dans un coin de ma tête…

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